‹ Correspondance littéraire (volume 4)Chapitre 126 sur 377 · DANSEUSE DE L'OPÉRA · texte numérisé non relu

DANSEUSE DE L'OPÉRA

Le 11 lévrier 1760.

Jappran an se moman que ma bonne amie le Clair vient de mourir, j'ai su la tendre amitié quelle avoit pour vous, je lai vu peu dheur avan sa fin. Elle demandoit can cesse son chair sacson et dans son transpore elle vouloit partire avec son chair meniste pour aller à Franqore, et je ne sais combien dautre discour qui vous auret fandu lame. 0 milieu de sette triste situation on es venu anonser moncieur le curé de sint Ustache , on a fet sortir tout le mondde es moi corne lais autres. Je fondez an larme, es je nai pu diner de la journée. A la fin pourtant je fet reflecsion que la filosofi consolet le tou ; je santi que vote exquellanse auret besoin de consolasion, et je me crérai traize hureuse si vous me permettais di contribuer. On ma fet lirre le petit pronfete, et depuy ce moman je santi pourre l'auteur les cantiman lais plus tandes, quelle gloare pour moi si j'avois lhonneur de devenir profetesse. Corne profete vous savois tou se qui ce passe dans le cœur, que ne lisais vou dan le mien toutte la tandraise que je pourre vous ! Que je serez hureuse si je pouvés remplacer ma chère le Claire, a qui Dieu face pai ! Mon chagrin mampeche dan dirre davantage. Adieu chair et adaurable meniste. Personne na jamés aime votre exquellance ossi sinsserement que

Magdeleine Miré.

Jéme la filosofi corne la povre défunte, e je me contanteré dais mai mes condissions.

LETTRES

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