‹ Correspondance littéraire (volume 5)Chapitre 112 sur 113 · EPIGRAMME CONTRE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

EPIGRAMME CONTRE VOLTAIRE

Spectre mouvant, squelette décharné.

Qui n'a rien vu que ta figure.

Croirait avoir vu d'un damné La ressemblante et hideuse peinture.

Mais en te parcourant, Poëte impie, efifréné philosophe.

On trouve enfin en te considérant Que la doublure est pire que l'étoflb.

SUR TROIS AMOURS FAITS PAR COYPEL ET TAN LOO, PEINTRES CÉLÉfiRES, ET PAR BOUCHARDON, LE PRE- MIER SCULPTEUR DE l'eUROPE.

Coypel, Van Loo, Bouchardon, tour à tour, A nos regards ont exposé l'Amour.

Il est fin, menaçant, un perfide sourire Décèle son fatal empire.

On reconnaît l'auteur de nos désirs.

De nos peines, de nos soupirs.

De la plus belle flamme on redoute l'issue; Hercule voit en arc transformer sa massue

Par son vainqueur audacieux ; Voilà bien le tyran des mortels et des dieux! Mais vainement sa cour en malheureux foisonne ; Vainement aujourd'hui Pingénieux ciseau Se joint pour nous instruire à Phabile pinceau : Ni l'exemple ni Tart ne corrigent personne.

— Les Comédiens français donnèrent jeudi, 12 novembre, la première et dernière représentation d'une tragédie nouvelle intitulée Atnénophis^. Q'^xVArtaxercès de l'abbé Métastase, retourné et gâté. Cette pièce, mal conduite et mal écrite, est tombée malgré l'adresse qu'avait eue l'auteur d'y ramener les démêlés du clergé et de la cour, et une puissante et adroite cabale qui la soutenait. L'auteur, M. Saurin, ne s'est fait connaître qu'après la chute de son ouvrage.

1. Paris, 1750, in-8. Réimprimé au t. P' des Œuvres complètes de Saurin, Paris, 1783, 2 vol. in-8.

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