Tome IIL
Brossette écrivait à Rousseau : « Je dirai de vous en poésie ce que Despréaux disait de Lulli en musique ; non-seulement vous êtes le premier, mais vous êtes le seul. »
Voici l'épitaphe que Rousseau a faite pour lui-même :
De cet auteur noirci d'uo crayon si malin, Passant, veux-tu savoir quel fut le caractère? Il avait pour amis d'Ussé, Brumoy, RoUin, Pour ennemis Gacon, Pitaval et Voltaire.
Voici une autre épitaphe composée par Piron, et qui ne se trouve pas dans les lettres :
Gi-gtt l'illustre et malheureux Rousseau. Le firabant fut sa tombe, et Paris son berceau : Voici Tabrégé de sa vie Qui fut trop longue de moitié :
Il fut trente ans digne d'envie, Et trente ans digne de pitié.
— On m'apporte dans l'instant les Observations sur les mœur$ des GrecSy par l'abbé de Mably, auteur du Droit public de l'Europe et de quelques autres livres; j'ai lu en manuscrit quelques morceaux de cet ouvrage, qui m'ont paru d'une grande beauté. J'aurai l'honneur de vous en parler dans ma première lettre.