CONSACRÉ PAR DES MONUMENTS PUBLICS
Non, Tencens qui fume sans cesse Sur les pas des rois vertueux Ne suffit point à la tendresse Des peuples quMls rendent heureux.
Pour remplir leur reconnaissance 11 faut que Tart, par sa puissance, Anime le marbre et l'airain; Et que d'immortelles images Peignent aux yeux de tous les âges Leur amour pour leur souverain.
Vous, Français, en qui vos ancêtres Avec le sang firent couler Cet amour constant pour vos maîtres Qui brûle de se signaler.
Laissez ses marbres à TAttique, Ses hardis tombeaux à l'Afrique, Et leurs coloiibes aux Romains :
La France, en grands hommes féconde, Pour peindre les Bourbons au monde N*a pas moins de savantes mains.
J'entends sous le sceau de Thistoire Gémir des métaux précieux S Fastes mobiles de leur gloire Que le zèle poste en tous lieux.
Par un ingénieux emblème Ils nous tracent dans nos jeux même * Et leurs bienfaits et leurs exploits.
Peuple heureux, ils semblent te dire : Ces plaisirs que le calme inspire, C'est à ces dieux que tu les dois.
Ces bords où leur grandeur réside M'offrent partout leurs traits chéris ; Un tendre mouvement me guide Aux pieds du dernier des Henris.
0 bronze sacré que j'embrasse ^, Oui, les cœurs marquèrent ta place Sur ce passage renommé :
C'est là que la reconnaissance Dut pour la gloire de la France Toffrir à l'univers charmé.
Quels transports d'amour et de joie Fait naître ce nouveau Titus 1 Son front où son cœur se déploie Retrace toutes les vertus.
Applaudis à ta destinée, Admire, ô Seine fortunée.
De quel poids ton sein est chargé; Ce joug dont ton onde s'étonne Sous le héros qui le couronne En arc de triomphe est changée
Sous l'héritier de son tonnerre ^, L'œil plein de feu, les crins épars.
Un coursier respirant la guerre Yole fièrement aux hasards.