‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 111 sur 133 · A M. L'ABBÉ BELLEVILLE · texte numérisé non relu

A M. L'ABBÉ BELLEVILLE

6 février 1874.

MoîiSIELIl l'abbé^

Il est vrai que le bon Dieu nous fait un tempérament à répreuve des choses de ce temps et de ce monde. Il faut bien cela! Mais enfin, on a cela; et le reste, avec la réflexion^ paraît ce qu'il est, c'est-à-dire, fort peu de chose. En somme, il n'y a rien de bon comme d'être à 1 Église et à la patrie. Voilà trois ou quatre fois qu'on m'extermine pour ce motif, et je ne suis pas encore aux Invalides. Je finis par espérer que je n'irai pas, et que je finirai sur le champ de bataille avant d'avoir reçu la croix d'honneur, mais ayant mérité la croix de bois. C'est ce qu'il faut pour voir le cie ouvert et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Qu'y a-t-il de plus beau que cette vision de lapidés pour la justice?

Je vous remercie de vos félicitations. \'ous êtes des miens, je suis des vôtres : espérons qu'il nous a vus sous le figuier et que nous sommes des siens. Tout à vous en Lui.

Louis \ EIJILLOT.

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