‹ Correspondance mathématique et physique (volume 2)Chapitre 36 sur 38 · MÉCANIQUE INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

MÉCANIQUE INDUSTRIELLE

Note sur les vaisseaux insubmersibles , noui^ellement construits en Angleterre , communiquée par M. Dandeliv , professeur à l'École Royale des Mines, à Liège (i).

Au milieu des nombreuses inutilités auxquelles on accorde si facilement en Anglet'erre des patentes d'invention^ il ne

« (f) M. Dandeli/if ayec.qni j'ai eu Payantage de faire un yoyage en Angleterre , a bien youlu consentir à enrichir la Correspondance de différentes notes sur la mëcanimie industrielle, qu'il a recueillies dans les courses qu'il a faites pour visiter les mines de ce i:oyaumc. . A. Q.

Sis . GOBRESPONDAKCC

peut manquer de se présenter çà et là quelq[ne déccmyerte importante pour le bien-être de Thumanité ou.le perfeelWnement des arts mécaniques. Pendant les derniers jours de mon voyage en Angleterre , notre respectable ambassadeur M» FaJk, m'a procuré Foccasion de voir les détails du projet d'un navire insubmersible : M*** , à qui Ton doit cette idée , a iioaginé de remplir toutes les cavités que renferment entre elles les diverses pièces de la charpente des flancs et des ponts d'un vaisseau , avec des tubes cylindriques en cuivre laminé> entièrement fermés aux deux extrémités. De cette manière, la pesanteur spécifique du bâtiment est changée, et M*** a calculé les dimensions de l'ensemble de ces cylindres de manière à ce qu'un vaisseau sous sa charge ordinaire, ayant une voie d'eau , ne puisse enfoncer jusqu'au premier pont. L'exactitude et le soin de ces calculs ne laisse aucun doute sur le résultat, et ce qu'il y- a d'important dans ceci, c'est que d'après une estimation faite avec soin, M*** étabUt- que cette modification peut être faite dans un vaisseau de guerre , sans autre augmentation de prix que d'un vingtième de celle du bâtiment.

MATKEMATIQVE ET rUYSIQUE. 3l5

REVUE SCIENTIFIQUE

La première classe de rinstilut Hoyal des Pays-Bas vient de publier son programme pour Tannée 1828. Parmi les questions propois^es , on remarque la suivante, qui se rattache plus particulièrement aux sciences exactes.

Dand les grandes opérations géodésiques qui comprennent un très-grand nombre de triangles, les erreurs inévitables de la mesure de angles, exécutée même avec les meilleurs instrumens , peuvent s'accumuler au point d'avoir une influence fautive sur les résultats définitifs. Aussi les savans célèbres qui ont établi la base du système xoétrique décimial adopté dans ce Royaume, ont jugé avec raison, qu'une base unique, mesurée dans les environs de Paris, était insuffisante pour fixer avec sécurité la cbaîne entière dès triangles , qui s'^tetid de Dunkerque aux îles Baléares , et qu'il devenait indispensable d'en établir iine seconde plus près de l'extrémité méridio^ nale de la méridienne, et destinée à vérifier et k con&mer les résultats obtenus au moyen de la première.

Un géomètre des Pays-Bas a continué lès travaux de la méridienne de France, par une chaîne de plus de 180 triangles qui s'étend sur le Royaume des Pays-Bas : l'exactitude de ces travaux ne laisse rien à désirer, mais on pourrait craindre encore qu'une accumulation d'erreurs , qui paraît inévitable sur un aussi grand nombre de «triangles , n'eût un eflTet sensible sur les derniers résultats, ensorte qu'il serait utile d'en vérifier l'exactitude par la mesure d'une base près de la partie septentrionale de la chaîne :.

En conséquence, la Première Classe de l'Institut Royal des Pays-Bas propose pour sujet de prix :

3l4 GOaRESPOUDAirCE

De mesurer une base dans une situation conifenable des Provinces de Frise, de Groningue, ou du Pays d'Ost-Frise , de dix y h douze mille mètres au moins , et de la rattacher à un des triangles du Crénéral Krayenhoff, le tout avec une exactitude qui ne soit point inférieure à celle des travaux les plus recens du même genre, exécutés par les'savans tant Anglais que Français*

La classe décerne une médaille d*or de la valeur de cinq cents florins ^ k Fauteur du meilleur mémoire en réponse à cette question. Les réponses devront êtes remises avant la fin' de décembre i83o.

La classe décerqe en outre une médaille d'or de la valeur intrinsèque de trois cents florins aux savans quf, avant le mois de' décembre de Fan 1828, auront fait, à son jugement., les découvertes les plus intéressantes , ou auront publié le meilleur ouvrage sur quelque branche des sciences naturelles*

"Extrait d'une lettre adressée au rédacteur, par M. Ed. Sabiite , secrétaire de la Société Royale de Londres.

tt Nous avons lu hier un Mémoire de M. Airey , qui met en comparaison les tables solaires de jPelamhre , et les observations de Greenwich, depuis 1816 jusque i8a^ , au nombre de iai2#Le résultat s'accorde à bien peu de chose près avec celui que donne Burch^art dans la Connaissance des temps , et qu'il déduit des observations de Maskelyne, quant à Fapogée et à la maisse de Vénus , et à la masse de Mars ; mais il en diffère beaucoup quant à la correction du mouvement du périgée. Il diminue aussi Féquation pour Feffet de Faction de la lune sur la terre, qu'il fait de 6",46 au Ueu de 7"., 5, dont se sert Delambre. En employant les tables actuelles , M, Airey trouve les, maxima d'erreur

environ, o,

Car je cite d'après cç que je me rappelle. «

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» La nouvelle la plus intéressante que f aie apprise depuis peu , est qu'on a construit un bateau à vapeur sur la rivière le Hudson , qui a fait le voyage entre Albany et New-York (i66 milles anglais) dans l'espace de dix heures et demie, abstraction faite de Finfluence du mouvement des eaux/Le nom du bateau est le North' America ^ etc. »

Portlandplace , 7 décembre ^827.

— L'Académie Royale de Bruxelles, dans sa séance du lo' novembre, a entendu la lecture d'un mémoire de M. Pagani, sur l'intégration complète de l'équation du mouvement de la chaleiu* dans une barre prismatique (Voyez à la page 287 de ce vol.). M. Quetelet a répété deux expériences : l'une concernant la chute d'une lentille le long d'un plan incliné, et l'autre sur les axes permanens de rotation {F'oyez pages 307 et 208). Dai^s cette séance, M.Huguenin^ directeur de la fonderie royale de Liège , a été nommé membre , et les savans anglais MM. South et Barlow ont été nommés correspondans de l'Académie; M. f^ictor Cousin avait été également porté au nombre des correspondans dans la séance précédente.'

QUESTIONS

I. On prend successivement i3 cartes dans un jeu de 62 cartes; et chaque fois, avant de retourner la carte que l'on sépare des autres , on devine son nom. Quelle est la probabilité que l'on devinera juste au moins une fois?

On conçoit qu'on peut généraliser ce problème.

II. Soit dans le cercle C , le point a , pôle d'une droite fixe A; on demande quelle ligne parcourrait le pôle a , si le centre dû cercle parcourait une hgne droite B.

IIL Quelle est , pour un joueur désigné , la probabilité d'avoir huit à tous , dans une partie de Whist , si ce joueur n'est pas celui qui donne ?

Observation. Nous rappellerons que onze questions proposées dans ce troi~ sième volume, sont restées sans réponses.

3lft ^ CORRESPOlfDAlfCE MATHiaiATIQVE ET PHYSIQUE.

QUESTIONS

k ftisOUDAB. &É50LVBS. LiyEâlSOKS.

(^) Ces aolntlons lont arriva trop tard pout pouvoir trouver place dans ce cahier.

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