ORDRE DE FORMATIOX D'HOPITAUX
AU MARLCHAL DAVOUT , PRINCE d'eCKMUHL , ilIXISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.
Paris , !6 mai 1815.
îlîon Cousin, avez-vous ordonné la formation des hôpitaux dans les places et sur la ligne d'évacuation par Soissons? Cela est de la plus haute importance.
Xapolégn.
t aprè» l'original conxm, par M™ la maréchale priccesse d'Eckmiibh
11815] DE N.ÎPOLEON l". 409
1690. — PLAIXTES AU SIJET DU SERVICE DES VIVRES A L'ARMÉE DU NORD ; RECOMMAXDATIOXS.
AU MARÉCHAL DAVOUT , PRINCE d'ECKMUHL, MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.
Paris, 16 mai 1815.
Mon Cousin, je vous envoie un rapport du général Dejean sur les services des vivres dans le Nord. Il paraît que ce service est bien mal fait, surtout pour le pain. La guerre va avoir lieu, et le soldat ne pourra pas entrer en campagne avec quatre jours de pain. Il est urgent de prendre un parti. Vous devez savoir ce que les munitionnaires veulent ou peuvent faire. 11 faut prendre un parti dans la journée. J'attends votre rapport.
II me paraît que vous avez deux partis à prendre : conserver Tentreprise, si vous avez confiance; mais faire des magasins extraordinaires au compte de l'armée, en ne lui faisant aucune avance ; à cet effet, considérer les 1,800,000 francs que l'entrepreneur a reçus pour avances comme s'ils lui avaient été donnés pour le service de mai, et envoyer des fonds sur-le-champ à l'intendant pour faire des magasins à Soissons, Laon et Avesnes; il ne serait touché à ces magasins qu'en cas de guerre; mais si vous n'avez aucune confiance dans l'entreprise, la dis-
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soudre et former une régie. Présentez-moi un prompt rapport, car notre situation est honteuse, n'ayant pas quatre jours de pain, dans un pays où l'on ne manque de rien. Il n'y a que vous qui puissiez savoir si l'entrepreneur vous a manqué de parole et si l'on peut se fier à ce qu'il dit.
Je ne conçois pas que l'armée du \ord puisse rester dans la position où elle est, ni pourquoi l'entrepreneur laisse ainsi dégarni un service aussi important.
Je vous envoie aussi une lettre de Pire, qui crie misère de son côté. Il y a de l'absurdité ou de la malveillance. Il faut prendre un parti dans la journée.
D'après 1 original comm. par M'»« la maréchale princesse d'Eckmiihl.