‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la Guerre (volume 2)Chapitre 7 sur 70 · SLITE DU MEME SUJET · texte numérisé non relu

SLITE DU MEME SUJET

AU GÉNÉRAL CLARKE , DUC DE FELTRE , MLMSTRE DE LA GUERRE, A PARIS

Salnt-CIoud, 11 novembre 1813.

Monsieur le Duc de Feltre, le 4' corps est composé :

1° De la division Morand, qui comprend quatre bataillons du 13' de ligne, trois bataillons du 23^ et trois du 137'; ces trois régiments ayant leurs dépôts en Italie, il faudra fournir de France 3,000 conscrits au 13% 2,000 au 23^ et 2,000 au 137"; total , 7,C00 conscrits ;

2° De la division Guilleminot , qui comprend le

4* bataillon du 1'' léger, le 3' du 7* de ligne , le 3* du 52% le 3« et le A" du 67% le 5« et le G* du 82% le 2« et le 3^ du 101% le 1" du 156^ ces dix bataillons ont aussi leurs dépôts en Italie ; il faut pour le 4' bataillon du 1" léger, 500 hommes; pour le 3» du 7^ de ligne, 500; pour le 3« du 52% 500; pour le 3*- et le 4^ du 67% 1,000 ; pour les 2^ et 3" du 101% 1,000; et pour le V' du 156% 500; total, 4,000 hommes ;

3° De la division Durutte, qui comprend dans sa composition le P' bataillon du 35* léger, dont le dépôt est également en Italie; ce bataillon a besoin de 500 hommes.

Ainsi donc, les bataillons du 4' corps, qui ont leurs dépôts en Italie, ont besoin, ceux de la division Morand, de 7,000 hommes, ceux de la division Guilleminot de 4,000, et celui de la division Durutte de 500; total, 11,500 hommes, qu'il faut envoyer à ces corps.

Ces 11,500 hommes seront dirigés sur Mayence, où le ministre de l'administration de la guerre les fera tous habiller et équiper; vous pourvoirez à leur armement.

Le 4' corps étant destiné à rester à Alayence , ces hommes y seront dirigés ainsi tout naturellement. Indépendamment de ce, les dépôts situés en deçà des Alpes enverront à Alayence tout ce qui est nécessaire pour compléter leurs bataillons.

66 CORRESPOXDAXCE MILITAIRE [1813]

Le régiment illyrien sera supprimé; les fusils seront pris, et les hommes seront employés comme pionniers.

Xapglégx.

D'après la copie. Dépôt de la guerre.

1364. — IXSTRUGTIOXS POUR LE GEXERAL D'AV- THOUARD, CHARGÉ DUXE MISSIOX EX ITALIE. — LXSTRUGTIOXS POUR LA DÉFEXSE DE CE PAYS.

Saint-Cloud , 20 novembre 1813, onze heures du soir.

D'Anthouard m'écrira du mont Cenis où en est la forteresse , si on peut l'armer, si elle est à Fabri d'un coup de main, etc.

Il verra le prince Borghese, qui doit avoir reçu la copie de Tordre que j'ai signé hier, ayant deux buts, et qui la lui fera voir.

Premier but : l'envoi de 16,000 hommes de renfort à l'armée d'Italie sur la conscription des 120,000 hommes. Ces 16,000hommes sont fournis aux six divisions qui forment l'armée d'Italie , à raison de 700 hommes chacune; lotul , -4,200; plus 800 hommes à prendre au dépôt du 156^ pour le 92* : en tout 5,000 hommes; plus 7,000 hommes, qui font partie des ré[5inienfs qui sont à l'armée d'Italie et îles dépôts au delà des Alpes; enfin, 600 hommes du ('épùt ciu 156' régiment pour le

SC)' léger, 600 hommes pour le 133% 600 hommes pour le 132% etc. Total, 16,000 hommes.

Au reste, le prince Borghese lui remettra le décret, qui est très-détaillé , afin qu'il en ait pleine connaissance pour l'exécution de ses ordres.

11 reconnaîtra : 1' si les conscrits sont beaux hommes et forts, s'assurera de la quantité, si la désertion a occasionné des pertes, et combien; 2° il s'informera du directeur de l'artillerie s'il a les armes pour ces 16,000 hommes; 3° il s'assurera si l'habillement, le grand et petit équipement, sont prêts, ou quand ils le seront.

Second but : ces 16,000 hommes sont destinés aux !"• et 2** bataillons de l'armée d'Italie ; mais j'ai en outre une armée de réserve de 30,000 hommes par décret d'hier, 19 novembre , et à prendre sur la levée des 300,000 hommes. Ces 30,000 hommes se lèveront en Provence, en Dauphiné , dans le Lyon nais, et seront réunis à Alexandrie, à la fin de dé cembre. Il faut voir si les armes sont prêtes pour ces 30,000 hommes, ainsi que l'habillement, ou bien si les mesures sont prises pour cela.

Ces 30,000 hommes , formant trois divisions , seront incorporés , 1" pour la V' division, dans les 4" et 6'' bataillons de l'armée d'Italie ; les A'' bataillons existent à Alexandrie; le vice-roi fera former les cadres des 6^' bataillons et les enverra de suite à Alexandrie; 2" la 2' division sera formée des

68 CORRESPOXDANCE MILITAIRE [1813]

bataillons qui ont leurs dépôts en Piémont; plusieurs retournent à la Grande Armée , en sorte qu'il ne faut compter que sur la moitié; il faut donc former des cadres en remplacement et les diriger sur ces dépôts ; 3" la 3' division sera formée de onze à douze 5" bataillons, dans les 27' et 28® divisions militaires.

La 1" division recevra 9,000 hommes; la 2^ division, 7,500; la 3^ division , 5,500; total, 22,000 hommes.

Indépendamment de ces trois divisions, je forme une réserve en Toscane des 3% 4% 5* bataillons du 112' régiment et des 4% 5^ bataillons du 35^ léger, (;ui reçoivent 2,500 hommes sur la levée des 300,000 hommes.

De plus, je forme une réserve à Rome des 3% 4* bataillons du 22' léger, des 4% 5^ bataillons du 4' léger, des 4% 5" bataillons du 6' de ligne, qui recevront 3,000 hommes sur les 300,000 hommes^ non compris ce qu'ils reçoivent des 120,000 hommes. Total, 28,000 hommes.

11 reste 2,000 hommes pour Tartillerie d'Alexandrie, de Turin, pour les sapeurs, les équipages. Je veux une artillerie pour l'armée de réserve.

J'ai envoyé le prince d'Essling à Gènes avec 3,000 hommes de gardes nationales levées depuis un an à Toulon. Il est possible que je lui confie le commandement de l'armée de réserve; mais s'il

[1813] DE NAPOLÉOM I". 69

est totalement hors d'état de le remplir à cause de sa poitrine, j'y enverrai probablement le général Caffarelli.

Ainsi donc, avant le 1"* janvier, le vice-roi recevra 16,000 hommes des 120,000 hommes , pour recruter les trois 1*" bataillons des régiments , tout cela de l'ancienne France ; il n'y aura ni Piémontais , ni Italiens , ni Belges ; plus 30,000 hommes de l'armée de réserve; total, -46,000 hommes, réunis d'ici au mois de février ; tous vieux Français et âgés de vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq, vingt-six, vingt-sept, vingt-huit, vingt-neuf, trente, trente et un et trente-deux ans.

Le principal soin doit être de former les 6" bataillons, et de tirer des corps pour former les cadres dont nous manquons et qu'on ne peut créer.

Le roi de \aples m'a écrit qu'il marche avec 30,000 hommes. S'il exécute ce mouvement, Tltalie est sauvée, car les troupes autrichiennes ne valent pas les Xapolitains. Le Roi est un homme très-brave; il mérite de la considération. Il ne peut diriger des opérations, mais il est brave, il anime , il enlève, et mérite des égards. Il ne peut donner de l'ombrage au vice-roi : son rôle est Xaples , il n'en peut sortir.

D'Anthoiiard me rendra compte de l'état dans lequel se trouve la citadelle de Turin, son armement, ses magasins (le guerre et de bouche, son

70 CORRESPOXDATCE MILITAIRE [1813]

commandant, les officiers du génie, de l'êtatmajor, etc. Il me rendra le même compte sur Alexandrie , en joignant le calque des ouvrages ; il me fera un rapport sur les officiers , Tétatmajor, etc.

Alême rapport sur la citadelle de Plaisance.

Oq me parle de la citadelle de Casale ; il s'y rendra, et me rendra compte si cela vaut la peine d'être armé et approvisionné.

Si le vice-roi avait enfermé dans les places les fonds de dépôts, comme quartiers-maîtres, ouvriers, etc., il faut les retirer; il faut même évacuer tout ce qui, dans ce genre, se trouve à Mantoue. On y a même enfermé le 5^ bataillon et le dépôt du 8' léger. J'ai donné deux ordres pour que ce dépôt reçoive 600 conscrits à Alexandrie. D'Anthouard se fera rendre compte où cela en est. Que cela soit dirigé à Alexandrie ; ensuite que le dépôt , le major, les ouvriers, soient à Plaisance pour recevoir ce qui revient à la Grande Armée et organiser un bataillon. D'Anthouard trouvera à Alexandrie 700 hommes pour le 13' de ligne ; le vice-roi a enfermé le dépôt à Palmanova; ces 700 hommes vont se trouver seuls; j'ai ordonné d'en former le 6* bataillon. Il faut que le vice-roi fournisse quelques officiers, et le prince Borghese formera le cadre. J'ai ordonné qu'un demi-cadre du 13' soit envoyé de Mayence, mais jusqu'à l'arrivée il faut pourvoir

[1813J DE NAPOLÉOX 1". 71

à la réception, organisation, instruction, et metlrtî ce bataillon à la citadelle d'Alexandrie.

D'Antliouard trouvera à Plaisance le dépôt du [)' bataillon des équipages militaires, tl faut diriger tout Tatelier, tout le matériel, les magasins sur Alexandrie, qui est une place sûre. Si les approvisionnements des citadelles de Turin et d'Alexandrie n'étaient pas complets, il faudrait en rendre compte au prince Borgbese, pour qu'il y pourvoie de suite, D'Anthouard donnera des ordres en forme d'avis pour tout ce qu'il croira nécessaire d'après mes instructions, et me rendra compte des ordres qu'il aura donnés.

Il faut que les fortifications soient en état, fermer les gorges en palissades, voir ce qui est nécessaire pour les parapets et banquettes à rétablir, etc., porter une grande attention sur les inondations. Compte-ton dans le pays sur l'inondation du Tanaro et la résistance du pont écluse?

Vu régiment croate de 1 ,300 hommes et 600 chevaux est à Lyon. Je donne ordre à Corbineau de leur faire mettre pied à terre et d'envoyer cette canaille sur la Loire , et de donner 300 chevaux à chacun des deux régiments, P' de hussards et SV de chasseurs. Je vais m'occuper delà cavalerie pour l'armée d'Italie : 1° j'envoie à Alilan tout ce qui appartient au 1" de hussards et au 3P de chasseurs; 2° je veux y envoyer deux bons régiments

72 CORRESPOXDAXCE MILITAIRE [1813]

de dragons d'Espagne de 1,200 chevaux chacun.

J'ai ordonné que toutes les troupes italiennes de de la Grande Armée se rendent à Milan ; il y a ■4,000 hommes. Même ordre pour les mêmes troupes qui sont en Aragon et en Espagne; il y a 6,000 hommes. Tout cela est en marche.

J'ai ordonné à Grouchy de se rendre à l'armée d'Italie. 11 est un peu susceptible, mais le rice-roi fera pour le mieux.

Lerice-roi peut avoir grande confiance en Zucchi, j'en ai été très-content. Il ne faut pas donner de crédit à Pino. Il faut élerer en crédit Palombini et Zucchi, et soutenir Fontanelli. L'expérience m'a prouvé que l'ennemi s'occupe particulièrement de de gagner les généraux étrangers que nous portons en avant, en leur accordant crédit et confiance. Ainsi de Wrede, pour qui j'ai tant fait , a été tourné contre moi; mais il est mort. Les trois généraux que j'indique peuvent être mis en avant en ce moment, et annuler Pino.

Il faut que les approvisionnements des places soient pour six mois.

Je désire que d'Anthouard examine Saint-Georges et me dise sur quoi je puis compter.

OPÉRATIOXS.

Le vice-roi ne doit pas quitter l'Adige sans une bataille. Il doit avoir de la confiance; il a 40,000

[1813] DE XAPOLÉOM I". 13

hommes; il peut avoir cent vingt pièces de canon ; il est sûr du succès. Quitter l'Adige sans se battre est un déshonneur. Il vaut mieux être battu.

Il faut qu'il ait beaucoup d'artillerie; il ne doit pas en manquer à Alantour et à Pavie; il n'y a que les attelages qui pourraient manquer; mais les dépôts sont trop voisins pour que l'on ait besoin de traîner beaucoup de caissons. Ce n'est pas comme l'armée attaquante, qui est obligée d'avoir avec soi ses deux approvisionnements. Il faut une réserve de dix-huit pièces de 12 pour un moment décisif. L'attelage bien nécessaire est celui de la pièce et d'un caisson et demi. Il n'est pas besoin d'attelages réguliers pour les affûts, les forges, les rechanges, etc., lorsque Ton est aussi près de ses places et dépôts. Lorsqu'il verra venir la bataille, il doit avoir cent cinquante à deux cents pièces. Je n'attache pas d'importance à la perte de canons, si les chances de prise peuvent être compensées par les chances de succès.

Je suppose que la demi-lune de la porte de Vérone à Caldiero est établie et armée; en cas contraire, il faut l'établir sur-le-champ et l'armer avec du 8 et du li>en fer, ou mauvais aloi, à tirer des places, puisqu'on n'a pas occupé Caldiero, qui était la véritable position. J'avais dans le temps fait établir cette demi-lune. L'occupation des hauteurs de Caldiero, couvertes d'ouvrages de campagne, ne

■:4 CORRESPOXDANCE MILITAIRE 11S13>

peut être forcée, TAlpone en avant. On doit y être sans inquiétude. La Rocca-d'Anfo barre le seul chemin par où Ton puisse venir avec de Tartillerie. Il y faut deux chaloupes armées pour le lac.

Il faiit deux ou trois barques armées pour le lac dB Como. Il faut tirer des marins de la côte pour ce service, et, s'il n'y en a bas, en demander au prince Borghese, de Gênes, où il se trouve des marins de Fancienne France.

Il faut 3 à 400 hommes dans les citadelles de Bergame et de Brescia; quelques poignées d'hommes de gardes nationales pour l'intérieur de la ville, et deux mauvaises pièces à la citadelle.

Il faut des bateaux armés pour les lacs de Mantoue, et qu'il y ait un lieutenant de vaisseau de la vieille France pour chef. Il faut rester maîtres de tous les points des lacs.

Il faut se maintenir en communication avec Brondolo, par la rive droite de l'Adige.

Il faut à Rivoli une bonne redoute palissadée,' armée de canons , ce qui rend impraticable la grande roule de Vérone. Il faut occuper le Alontebaldo et un ouvrage à la Corona. 11 faut alors que Fennemi passe l'Adige, et je ne vois* pas de difficultés à couper les digues de FAlpone et même les digues de l'Adige à Chiavari*, sous Legnago, au batardeau.

1 Anghiari?

Il faut des bateaux armés sur le lac Majeur et sur le lac de Lugano, sans violer le territoire suisse; il y a un point au royaume d'Italie.

Dans ces situations inforçables, il ne faut pas quitter sans une bataille. Une manœuvre que j'indique, que je ne conseille pas, que je ferais, serait de passer par Brondolo sur Mestre et de forcer sur Trévise ou la Piave avec 30,000 bommes. Il ne manque pas de moyens de transport à Venise. Je la ferais, mais je ne la conseille pas, si on ne me comprend pas. On obtiendrait des résultats incalculables. L'ennemi opère par Conegliano et Trévise; on le coupe, on le disperse, on le détruit; et, s'il faut se retirer, on le fait sur Alalgheraet l'Adige. Alais je ne conseille pas celte manœuvre hardie ; c'est là ma manière; mais il faut comprendre et saisir tous les détails et moyens d'exécution, le but àremplir, les coups à porter, etc., et l'armée serait... (Sa Majesté en est restée là court ^)

Si le vice-roi perdait la bataille et abandonnait l'Adige, il a la ligne du Mincio, qui n'est pas bonne, mais qu'il faut préparer d'avance pour s'en servir pour un premier moment de retraite et voir venir. Ensuite l'Adda , leTessin, etc. Je pense que, forcé sur le Tessin, il doit se jeter sur Alexandrie et la

' \ote du général d'Anthouard , qui a écrit ces iustructions sous {a dictée de Xapoléon.

76 CORRESPOXDAXCE MILITAIRE [1813;

Bochetta. Userait à Alexandrie renforcé par Tarmée de réserve. Sa ligne d'opération serait par Gênes; je préfère Gènes au mont Cenis, parce que d'Alexandrie à Gênes il protège davantage la Toscane. En cas de cette retraite, il faudrait prévenir les garnisons de Turin et du mont Cenis, et celle du Simplon , qui doit se retirer sur Genève , que je fais mettre en état de défense.

Quand bien même le vice-roi quitterait le Alincio et TAdda, la Grande-Duchesse doit rester à Florence. L'ennemi ne peut y envoyer qu'un détachement de son armée. D'ailleurs, si la Grande- Diichesse était forcée, elle se replierait sur Rome ; si olleyétaitencore forcée , elle se replierait sur Naples.

La présence du prince d'Essling avec 3,000 hommes à Gênes, où les dépôts se forment, et les marins, assurent la place. D'ailleurs les Génois ne sont pas autrichiens.

Il n'y a rien à craindre des Suisses; s'ils étaient contre nous, ils seraient perdus. Ils sont bien loin de se déclarer aujourd'hui, quoi qu'on en dise.

Enfin, passé février, je serai en mesure et j'enverrai d'autres renforts. J'ai en ce moment 800,000 hommes en mouvement, etc. L'argent ne me manque pas.

Si les autorités italiennes étaient obligées d'évacuer Alilan, elles se retireraient à Gènes.

Dans tout ceci, j'ai fait abstraction du roi de

[1813 DE XAPOLÊOX 1". "«-

Xaples, car s'il est fidèle h moi, h la France et a l'honneur, il doit être avec 25,000 hommes sur le Pô. Alors beaucoup de combinaisons sont changées.

Je connais parfaitement les positions. Je ne vois pas comment l'ennemi passerait l'Adige. Quand i)ien même l'ennemi se porterait d'Ala sur .Monte l)a!do, il ne peut y conduire l'artillerie sur la Ccrona. Il y a de superbes positions, où j'ai donné ma bataille de Rivoli. L'infanterie autrichienne est méprisable, la seule qui vaille quelque chose est l'infanterieprussienne. A Leipzig ils étaient 300,000 hommes, je n'en avais que 110,000. je les ai battus deux jours de suite, etc.

Il faut un pont sur le Pu, au-dessous de Pavie, vers Stradella.

Il faut faire travailler à la citadelle de Plaisance.

Si j'avais su sur quoi compter pour l'artillerie, j'aurais vu si je devais aller en Italie; dans tons les cas, on peut laisser ébruiter que j'irai en Italie, etc.

D'après la copie comm. par le général d'Aiithouard.

78 CORRESPOXDAXGE MILITAIRE [1813]

Page 1