‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la Guerre (volume 3)Chapitre 39 sur 45 · EXTRAITS · texte numérisé non relu

EXTRAITS

MAXIMES ET PEXSEES

DE

L'EAIPEREUR NAPOLÉON P

EXTRAITES DE NOTES SUR l'aRT DE LA GUERRE, ÉCRITES A L OCCASION d'lX OUVRAGE DU GÉNÉRAL ROGNIAT

Il serait à propos d'étendre la durée du service à

dix ans, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de trente ans, dont cinq dans l'armée active et cinq dans la réserre.

II faut encourager, par tous les moyens, les soldats à rester aux drapeaux.

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II est cinq choses qu'il ne faut jamais séparer du soldat : son fusil, ses cartouches, son sac, ses vivres pour au moins quatre jours et son outil de pionnier. Qu'on réduise ce sac au moindre volume possible; qu'il ny ait qu'une chemise, une paire de

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souliers, un col, un mouchoir, un briquet, fort bien; mais qu'il Tait toujours avec lui.

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Les tentes ne sont point saines; il vaut mieux que le soldat bivouaque.

La tente est nécessaire pour les chefs qui ont besoin d'écrire, de lire, de consulter la carte. Une tente pour le chef de bataillon, une pour le général seraient utiles; cela permettrait de leur imposer l'obligation de ne jamais coucher dans une maison, abus si funeste et auquel sont dues tant de catastrophes.

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La cavalerie a besoin de plus d'officiers que l'infanterie; elle doit être plus instruite.

L'art d'un général d'avant-garde ou d'arrièregarde est, sans se compromettre, de poursuivre l'ennemi ou de l'éloigner, de le contenir, de le retarder, de l'obliger à mettre trois ou quatre heures à faire une lieue.

DE L'EMPEREL'R XAPOLEOX I". 383

L'expérience a prouvé qu'il fallait quatre pièces d'artillerie pour 1,000 hommes.

Prétendre courir sur les pièces, les enlever à Tarme blanche ou faire tuer les canonniers par des tirailleurs, sont des idées chimériques.

Une bonne infanterie est sans doute le nerf de l'armée; mais, si elle avait longtemps à combattre contre une artillerie supérieure, elle se démoraliserait et serait détruite.

Il n'y a point d'ordre naturel de bataille. Tout ce que l'on prescrirait là-dessus serait plus nuisible qu'utile.

C'est un mauvais parti que celui de se laisser enfermer dans un camp retranché.

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La tactique, les évolutions, la science de Tingénieur et de Tartilleur peuvent s'apprendre dans des traités, à peu près comme la géométrie; mais la connaissance des hautes parties de la guerre ne s'acquiert que par l'étude de l'histoire des guerres et des hatailles des grands capitaines, et par l'expérience. Il n'y a point de règles précises, déterminées; tout dépend du caractère que la nature a donné au général, de ses qualités, de ses défauts, de la nature des troupes, de la portée des armes, de la saison et de mille circonstances qui font que les choses ne se ressemblent jamais.

Les principes de l'art de la guerre sont ceux qui ont dirigé les grands capitaines dont Ihistoire nous a transmis les hauts faits : Alexandre, Annibal, César, Gustave-Adolphe, Turenne, le prince Eugène, Frédéric de Prusse.

Les besoins de la guerre réclament quatre espèces de cavalerie : les éclaireurs, la cavalerie légère, lis dragons, les cuirassiers.

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