DÉFEXSE DU TERRITOIRE QUI COUVRE PARIS
La défense de Aleaux, de Melnn, la tète de pont à établir à Trilport, la défense de Château-Thierry,
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de Xogent , de Alontereau, d'Arcis-sur-Aube, doirent être sous votre commandement immédiat et sous les ordres du lieutenant général de la division. Ciiargez une commission d'officiers d'artillerie et du génie d'établir sur-le-cliamp la défense de ces différents poinis. Il faudra un commandant à Meaux, et de l'artillerie. La sous-préfecture de Meaux fournira, sur la levée en masse, 3 ou 4,000 hommes, pour tenir garnison quand l'alarme sera sonnée dans les environs. Le pont de \ogent est de la plus haute importance. La sous-préfecture y fournira 3,000 hommes de sa levée en masse. Celle de Alontereau en fournira autant pour la défense de son pont. La même chose aura lieu pour Sens. La sous-préfecture d'Arcis-sur-Aube fournira également 3,000 hommes de sa levée en masse pour la défense des redoutes qui seront construites sur ce point important. Il est donc nécessaire de faire former d'avance des compagnies d'artillerie de gardes nationales à Aleaux, à Xogent, à Sens, à Alontereau, etc., et d'envoyer le plus tôt possible un ol-usier et deux pièces dans chacun de ces endroits, pour que ces canonniers puissent s'exercer aux manœuvres.
Je désire que les plans qui sont arrêtés pour la défense de Aleaux, de Xogent, de Alontereau, de Aioliin, d'Arcis-sur-Aube, etc., me soient remis.
Xapoléox.
D'après l'original comm. par M^^^ la maréchale princesse d'K-kniùhl.
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1705. — ORDUKS RKMTIFS ALX GARXISOXS DES PLAGES DU \ORD.
AU MARICHAL DUOLT, PRINCE d'eCK.MLHL , MINISTRE DE LA GlERUE, A PARIS.
Paris, 28 mai 1815
Mon Cousin, il y a cent quatre bataillons, ilestinés pour les places du Xord , qui formeraient un complet de 54,000 hommes pour la garnison des places de première ligne. En générai, ce nombre est trop considérable. Si tous les bataillons du Xord, du Pas-de-Calais et de la Seine-Inférieure rejoignaient, il y aurait trop de monde dans les places, surtout au Quesnoy, à Landrecies, à Avesnes et Alaubeuge; mais la Seine-Inférieure ne fournira que sept bataillons, dont trois pour Dunkerque, trois pour les places de la Somme et un pour le Havre. On peut toujours porter le Xord pour quatorze bataillon? ; mais il n'en fournira pas sept. Ce sera beaucoup ci on en tire autant du Pas-de-Calais. Cela fera donc une diminution de vingt et un bataillons, ou de 15,000 hommes; ce qui, joint à l'incomplet auquel il faut s'attendre dans la plupart des autres bataillons, ne donnera plus que le nombre strictement nécessaire. Toutefois écrivez au général Frère,
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commandant la 16* division, de parcourir ses places et d'agir d'après les principes suivants.
Il faut qu'il y ait, au 5 juin : à Dunkerque, au moins 4,000 hommes; à Lille, au moins 6,000; à Condé, 2,500; à Valenciennes, 3,500; à Lan- (irecies, 1,500; au Quesnoy, 1,500; à Avcsnes, 1,500; à Maubeuge, 2,000; à Douai, 3,000; à Bouchain, 500; total, 26,000 hommes.
Il faut également à la même époque : à Gravelines, au moins 500 hommes; à Calais, 1,500; à Saint-Omer, 1,500; à Aire, au moins 500; à Bétbune, 500; à Arras, 1,500; à Boulogne, 500; à Hesdin, 500; total, 7,000 hommes.
C'est donc au moins 33,000 hommes qu'il faut avoir, au 5 juin, dans ces différentes places, indépendamment de la garde nationale sédentaire.
Si c:onc, par une raison quelconque, il y avait plus dans une place et moins dans une autre, le général Frère serait autorisé à faire les changements convenables, pour qu'au 5 juin les choses se trouvent au moins dans l'état que je viens d'indiquer.
Vous cliprgerez le général commandant les places de la Somme de faire les dispositions convenables pour avoir, au 10 juin : à Abbeville , 1,500 hommes; à Doullens, 500; à Péronne, 500; à Ham , 500; à Soissons, 1,000; à la Fère, 500; total, 4,500 hommes.
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Bien entendu que, s'il peut y en avoir davantage, tant dans les places de première que dans celles de deuxii'nie et de troisième ligne, cela vaudra mieux. Cependant, comme je suis pressé de voir les places (le première ligne, surtout Dunkerque, munies de leurs garnisons, vous ordonnerez snr-le-clianip que, outre les trois bataillons de TAube qui sont dc-jù destinés à Dunkerque > trois bataillons de la Seine- Inférieure, le bataillon de Seine-et-Marne qui est à Boulogne, celui d'Eure-et-Loir qui est à Soissons, et celui du Loiret qui est à la Fère, partent sans délai pour se rendre à Dunkerque; ce qui complétera sur-le-champ la garnison de cette place à dix bataillons, formant 5 ou 6,000 hommes. 11 faut qu'il y ait à Dunkerque des armes pour compléter l'armement de ces 5,000 hommes, de manière qu'au 5 juin cette place puisse être investie.
Pour augmenter les autres garnisons, dirigez le bataillon de Seine-et-Oise qui est àHam sur Douai; les deux bataillons des Ardennes qui sont à Alaubeuge, à Lille; et enfin que le bureau d'arlillerie prenne les mesures convenables pour qu'au 5 juin toutes ces places soient garnies de fusils nécessaires.
Vous donnerez ordre que, le P' ou le 3 juin , le comte d'Erlon retire toutes les troupes qu'il a dans les places, afin que son corps soit tout à fait mobile.
Vous remplacerez les bataillons que je retire de Soissons, de Ham et des autres places, par des
bataillons qui seront fournis plus tard. Je suppose que ciiacun de ces bataillons a un chef de bataillon tiré de la ligne, et que, réunis par deux bataillons, ils ont un colonel ou un major pour commandant; enfin il y a à Dunkerque, indépendamment du gouverneur, le nombre suffisant de généraux et d'officiers supérieurs pour commander une aussi forte garnison.
Napoléox.
D'après l'origiual comm. par M""^ la maréchale princesse d'Eckmùhl.
1706. — OBSEPAATIOX'S AU SUJET D'UXE REVUE DE BATTERII S.
AU MARÉCHAL DAVOLT, PRINCE d'eGaMLHL, MINISTRE DE LA GUERRE, A PARIS.
Paris, -29 mai 1815.
Alon Cousin, les cinq batteries que j'ai passées en revue hier partiront demain 30 pour Compiègne. J'ai remarqué que plusieurs caissons n'avaient pas leur petite boîte à graisse, ni toutes leurs pièces de rechange, comme le veut l'ordonnance. Beaucoup n'avaient pas leur prolonge de rechange. Ordonnez que tout cela soit complété. Donnez des ordres
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pour que, le 3 ou le 4 juin, je puisse avoir les quatre autres batteries de la vieille Garde.
\ArOLÉO\', D après rorigiual coram. par M^^s la maréchale princesse d'Eckniulil.