‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 102 sur 199 · AU PRIXCK MURAT · texte numérisé non relu

AU PRIXCK MURAT

Quartier impérial, DonauuttTlIi, 17 vendémiaire an XIV (9 octobre 1805).

Mon Cousin, je suis extrêmement .«ali-sfait du compte que tous me rendez de la bonne conduite de ma cavalerie et spécialement des drtigons d;:ns la journée d'hier. Ils ont eu aflaire avec douze bataillons de grenadiers, et c'est ce qu'il y avait de mieux dans l'armée autrichienne. Faites-le connaître à l'ordre. La division Suchet se rend pour appuyer le corps du maréchal Lannes. J'ai dirigé d'Hautpoul sur .Mertingen, grande chaussée de Donauuœrth à Augshourg. Moi-même, avec toute ma Garde, je vais militairement suivre la même chaussée, et j'irai coucher à Augshourg, où je compte que le maréchal Soult est arrivé à l'heure qu'il est. Interceptez la grande route d'Augsbourg à Llm, et poussez le général U'alther entre Augshourg etLandsherg, et placez le maréchal Lannes de manière que, si demain à la pointe du jour Augshourg était attaqué, les trois divisions de ce maréchal pussent s'y porter. Je ne partirai pas avant dix heures. J'attends les rapports du maréchal Ney, qui me sont nécessaires avant de me fixer au parti que je viens de vous faire connaître. Il est fâcheux que le maréchal Xey n'ait pas jeté hier quatre ou cinq bataillons par

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Dillingen ; il eût été à temps encore cette nuit. Pur ce moyen , peu des ennemis auraient échappé. J'attends les huit drapeaux et les prisonniers que vous avez faits; 2,000, c'est bien peu; j'avais espéré, d'après le premier rapport, que la cavalerie sérail arrivée à temps pour empêcher que l'ennemi ne se réfugiât dans les bois. J'ai fait officier de la Légion d'honneur votre aide de camp', qui m'a apporté deux drapeaux. J'attends le rapport j)our récompenser ceux qui se sont distingués au combat de U'ertingen.

Kapoléom.

Archives de l'Empire.

02G. — AU M.ARECH.AL LAXXRS.

Quarlier iiii|u'rial, Doiiauuœrlli, 1" voiidémiaire an XIV (9 octobre 1805 ).

Mon Cousin, j'ai vu avec plaisir dans votre rapport la bonne conduite des grenadiers d'élite. Il est fâcheux que vous n'ayez pas eu deux heures de jour de plus ; il n'eût pas échappé un seul homme de ce corps. Vous vous trouvez toujours dans les bonnes circonstances ; il est vrai aussi que vous vous en tirez fort bien. Vous devez avoir sous vos ordres les

* Exelmans, clicf d'escadron.

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divisions Saiiit-Hilaire et Suchel ; ce qui vous forme , un corps de 25,000 hommes, indépeiulumment de la cavalerie. Woi-même, je partirai à dix on onze heures, avec toute ma Garde, pour me porter le long du Lech, sur le chemin d'Augsbourg. J'espère arriver de bonne heure à Mertingen ; j'irai probablement coucher à Augsbourg. J'écris ;iu prince Mural de donner pour direction à votre corps, si de nouvelles circonstances n'y changent rien, devons placer assez près d'Augsbourg, pour pouvoir vous y porter demain de bonne heure et être à portée de concourir aux opérations que les circonstances pourront faire juger nécessaires.

Mettez à l'ordre des grenadiers que je suis content de la manière dont ils se sont conduits au combat de Wertingen. Sur ce, je prie Dieu qu'il TOUS ait en sa sainte et digne garde. Je vous embrasse de cœur. Xapoléoiv.

Comm. par M. le duc de Mont hrllo.

(En minule aai Arch. de l'Eini) i

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