AL' MARECHAL DAVOLT
Camp impérial d'EIchiiigen, 2" vendémiaire an XIV (19 octobre 1805).
Mon Cousin, rarméc autrichienne est détruite. Indépendamment du corps qui est dans Llni , et qui s'est rendu par capitulation, le corps de Werneck vient de mettre bas les armes à Nœrdlingen, et s'est rendu au prince Murât. Le prince Ferdinand, à la poursuite duquel il est, est cerné de tous côtés et sera probahlemont obligé de se rendre. Le maréchal Soult se rend à Landsberg. Réunissez tout votre corps d'armée, de manière à pouvoir être en peu d'heures à Munich et en mesure de secourir le maréchal Bernadotte. Je vais me rendre moi-même à Augsbourg, et votre tour va venir.
Xapoléoiv.
Comm. par M"" la maréchale princesse d'EckraiJhl. (Kn minute aux Arch. de l'Enip.)
f)5'<-. — AU MARECHAL BERXADOTTE.
Camp im])érial d'EJcliingen, 27 vendémiaire an XIV (11) octobre 1S05).
Mot) Cousin, la garnison d'Llm pose demain les armes, à trois heures après midi. Il y a 27,l)(J0 hom-
mes, dont 3,000 à clieval, et GO pièces de canon attelées. Le prince Murât a fait mettre bas les armes à la division Werneck ; il y a 3 lieutenants généraux, 7 généraux et plusieurs milliers d'hommes. L'armée autrichienne est donc entièrement détruite. Le tour de votre armée et des Bavarais va enfin venir. Les généraux Soult et Marmont se mettent en grande marche pour se rendre sur l'Inn. Moi-même, je partirai demain au soir.
Napoléon.
Gomm. par S. M. le roi de Suède.
(Sa minatc aoi Arch. de l'Emp.)