A M. l'ETIKT
INTEXDAXT GÉXÉRAL DE l'aRMÉE.
Augsbourg, 2 brumaire an XIV (24 octobre 1805).
Nous avons marché sans magasins ; nous y avons été contraints par les circonstances. Nous avons eu une saison extrêmement favorable pour cela; mais, quoique nous ayons été constamment victorieux et que nous ayons trouvé des légumes dans les champs, nous avons cependant beaucoup souffert. Dans une saison où il n'y aurait point de pommes de terre dans les champs , ou si l'armée éprouvait quelques revers, le défaut de magasins nous conduirait aux plus grands malheurs.
J'imagine que d'ici à quinze jours les moyens de transport de la compagnie Breidt seront arrivés à Augsbourg. Je désire que d'ici à ce temps-là vous ayez à Augsbourg 1,000,000 de rations de biscuit, des fours pour pouvoir cuire 80,000 rations j)ar jour, et des farines en magasin pour pouvoir cuire 2,000,000 de rations; 300,000 boisseaux d'avoine, et 100,000 pintes d'eau-de-vie.
La place d'Augsbourg est forte ; je la fais armer. Elle sera toujours munie de troupes pour se défendre en cas d'attaque. J'ai déterminé qu'elle serait le dernier terme d'évacuation pour les malades et les blessés. C'est ici qu'il faut centraliser tous les maga-
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sins. Je ne saurais trop vous recommander ces objets importants; la moindre négligence, le moindre retard peuvent avoir les effets les plus funestes pour l'armée et pour TEmpire.
Napoléom.
Archives de l'Empire.