AU PRI\CE JOSEPH
Brauaau, 8 brumaire an XIV (30 oclobif 1805',.
Mon Frère, je suis arrivé à Braiinaa aujourd'hui. Il tombe de la neige à gros flocons. L'armée russe paraît fort épouvantée du sort de l'armée autrichienne. Elle m'a laissé Braunau, qui est une des clefs de l'Autriche ; cette place a une belle enceinte et est munie de magasins de toute espèce. Xous allons voir ce que fera cette armée russe ; elle a perdu la tête. On est fort mécontent, en Autriche, des Russes, qui pillent, volent et violent partout, ils dédaignent avec mépris les Autrichiens, qui commencent à ne plus se battre qu'à regret, les officiers russes s'entend, car les soldats sont tout à lait brutes et ne savent pas distinguer un Autrichien d'un Français,
Napoleom.
Mémoires du roi Joseph,