AU PRIXGE MURAT
Schœnbrunii, 24 brumaire au XIV (15 novembre 1805), 3 heures après midi.
Mon Cousin, vous trouverez ci-joint la note des renseignenjenls qu'on me donne à Vienne sur la marche des colonnes russes, une de 5,000 hommes et une de 9,000 hommes. Le général Bernadotte a perdu un jour ; je viens de lui en témoigner mon extrême mécontentement. Il partira de Krenis demain, à trois heures avant le jour, pour appuyer fortement sur l'armée ennemie. Hier, 23, un bataillon de la 9' légère a joint l'arrière-garde de l'armée russe; il en est résulté quelques coups de fusil. Bernadotte et Mortier n'auront pas moins de 25,000 hommos. L'armée du prince Ciiarles, en Italie, est en j)leine retraite, mais il est certain que, le 3 novembre, elle était encore à Vicence. Marmont a poussé le corps qui était devant lui et qui bat en retraite. Ce corps était de J 2,000 houi-
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mes et formait le premi(;r dôtaclieinent (!o Tarniée d'Italie. Je ne suppose pas que le gros détacliement du prince Charles puisse être, av;int bien des jours, près de Leohen , si toutefois il ne se retire pas en Hongrie. Je pense qu'aujourd'hui je recevrai des renseignements plus précis sur la situation de l'ennemi. Le général Milhaud vient de prendre cent quatre-vingts pièces de canon. Je n'ai de ses nouvelles que depuis neuf heures du matin ; il avait de l'infanterie et poussait vigoureusement l'ennemi. Tant que l'ennemi marchera, et que vous l'attaquerez par ses lianes, il ne sera pas très-redoutable pour vous. S'il prend une position, il paraît qu'il ne la peut prendre que parallèle au Danube, du moment surtout qu'il sentira bien l'effet de la poursuite de Bernadotte.
Napoléon.
Ai'C'!nves de 1 Eiii|)ire,