AU GE.VERAL JIARMOXT
COMMANDANT EN CHEF LE 2' CORPS DE LA GRANDE ARMÉE. Paris, 26 fructidor an XIII (13 septembre 1805).
L'Empereur me charge de vous donner l'ordre, Général, de vous rendre, sur-le-champ et en poste, à Mayence, où vous devez être arrivé le plus tôt possible. Vous prendrez le commandement de cette place ; vous veillerez à ce qu'on arme la place et que l'on tente l'inondation des marais. Vous ordonnerez également qu'on fasse les préparatifs nécessaires pour pouvoir travailler avec la plus grande activité aux ouvrages de Cassel, du moment où l'Empereur aura ordonné le passage du Rhin. Ce qui empêche SaMajesté de l'effectuer, ainsi qu'elle le désirerait, dans cinq ou six jours, c'est le défaut de troupes en nombre suffisant. Si, sans fatiguer un ou deux régiments de votre armée, vous pouvez gagner quelques jours de marche sur leur itinéraire, ce serait une chose convenable et utile.
Lorsque vous serez arrivé à Alayence , vous vous mettrez en correspondance avec le maréchal Bernadotte, qui doit arriver du 1" au 5 à Wùrzburg, venant de Gœttingen.
Instruisez-moi souvent, par descourriers extraordinaires, de ce qui se passera dans cette partie de
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l'Allemagne. Envoyez des espions, môme des officiers, à Nuremberg et dans la Franconie, pour connaître et surveiller les mouvements des Autrichiens sur le Danube. Mettez-vous en correspondance avec l'agent de l'Empereur à Francfort, et recommandezlui de vous faire connaître, par estafettes, les nouvelles qu'il apprendrait, et de les transmettre également à M. le maréchal Bernadotte, à IViirzburg.
En cas d'événements, il n'y a aucun doute que vous ne deviez manœuvrer pour vous joindre au mouvement du maréchal Bernadotte, afin de le soutenir.
A Mayence, vous serez dans une position à savoir tout ce qui se passera et à en instruire l'Empereur. Au surplus, vous serez à même de recevoir des ordres avant que votre armée se trouve réunie à Mayence.
Je dois vous faire observer que la guerre n'est pas déclarée, mais que les mouvements des Autrichiens ne laissent pas de doute qu'ilssont dans l'intention de ne rien ménager.
Le maréci'.al Berthier, par ordre de l'Empereur. ■ Dépôt de la guerre.
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