AU MARECHAL BERTHIEF
Strasbourg, 5 vendémiaire an XIV (27 septembre 1805)
Mon Cousin , envoyez sur-le-champ un courrier au maréchal Ney, qui se mettra demain, à la pointe du jour, en marche pour Stutigart. iAIon intention est qu'il s'arrange de manière à enlever le poste de cavalerie ennemie qui est à Pforzheim; j'espère donc qu'il m'enverra demain une soixantaine de prisonniers. Ces messieurs font les plaisants, saluent nos patrouilles; il faut que le maréchal Ney les tourne et les enlève. Faites- lui connaître qu'un ordre semblable a été donné au prince Murât, pour enlever de son côté les postes de cavalerie légère des ennemis qui sont vers les débouchés de la forêt Noire, et que je suis fondé à croire que demain j'aurai en mon pouvoir plus de 200 prisonniers de cavalerie.
Je suis fâché que le maréclial \ey ne m'ait pas fait connaître sa position aujourd'hui; écrivez-lui de vous donner de ses nouvelles deux fois par jour. Mon intention est qu'il ne se porte sur Stuttgart qu'à petites journées; il me suffit qu'il y soit le 8. Vous le préviendrez que le maréchal Soult , avec son corps d'armée, sera, le 7, à Heilhronn. Arrivées à Stuttgart, toutes ses divisions doivent être très-près les unes des autres, afin que tout son corps d'armée puisse se réunir en moins de deux heures en ligne. Je ne veux point d'affaires partielles de divisions. Ainsi mon intention est qu'il prenne une bonne position à Stuttgart, parce que je ne veux engager aucune affaire de ce côté-là.
Napoléon.
Dépôt de la guerre.
(Eo uiiiute aux Arcb. deTEiiip.)