Armand Baschet, Liits of Despalches, loc, cit.t p
8. État des documents relatifs à cette ambassade de Jean de Selve. Instructions, en date du 25 juillet 1514, dans Ri/mer, éd. de 1741, t. VI, p. 62.
m INTRODUCTION
Lyon*. C'est à la suite de cette mission' que le premier ambassadeur résident de France à Londres, Robert de Bapaume, fut rôgulièrement accrédité '. Dès son retour, le roi Pappelle aux fonctions du vice-chancelier du Milanais, que la victoire de Marignan et le traité signé avec Maximilien Sforza venaient de rendre à la France. Pendant les six années de Foccupation française, Jean de Selve gouverne le duché, et ne le quitte à la fîn de 1530, quelques mois avant la retraite de Tarmée royale, que pour rentrer à Paris, en qualité de premier président au Parlement *, fonctions qu'il devait conserver jusqu'à sa mort.
1^ double ambassade qu'il avait accomplie en Angleterre le désignait naturellement pour figurer aux conférences importantes de Calais ^, où Talliance de Henri YllI et de François P', inutilement ébauchée l'année précédente aux entrevues du camp du Drap d'or, allait essayer de se renouer. Le chancelier du Pral, le maréchal Jacques de Chabannes, et Robert Gedoyn, secrétaire du roi, composaient avec Jean de Selve la mission chargée de ces négociations^, à laquelle avait été adjoint l'ambassadeur ordinaire de France à Londres, Olivier de la Vernade, seigneur de la Bastie\ Ils conférèrent sans succès, avec le cardinal Wolsey, du commencement d'août à la fin de novembre *, et ne purent empêcher la rupture qui éclata avec l'Angleterre, au commencement de cette année 152:2, qui marque, pour le règne de François 1", le moment de plus extrême tension dans les rapports des deux cours.
Trois ans plus tard, le roi est captif en Espagne, et le président de Selve est appelé à prendre part à la négociation de sa libération; il est accompagné de l'archevêque d'Embrun, François de Tournon, et de l'amiral Chabot de Brion •. En qualité de chef de la mission, il harangue Charles-Quint à Tolède et prononce devant l'empereur ce discours du 17 juillet 1525, plus rempli de gravité oratoire que de