INTRODUCTION XXI
De son mariage avec Renée de Montmirai), qui le suivit dans son ambassade de Londres *, jusqu'à Venise "jel lui survécut jusqu'en 4597', il avait eu quatre fils et trois filles. Le cadet, Lazare, qui seul a laissé trace, fut conseiller au grand conseil, président au parlement de Metz, et chargé, en 1610, d'une mission à Aix-la-Chapelle *. De ses trois filles, Françoise, Lucrèce et Cécile de Selvc, l'aînée, Françoise, née à Venise pendant l'ambassade de son père, épousa un membre de la famille de Seurrc, qui fournit aussi un ambassadeur en Angleterre, au début du règne d'Elisabeth » .
La carrière de ses frères n'avait pas été moins remplie que la sienne. En Angleterre, à Venise et à Rome,Mls remplirent plusieurs des mômes charges que lui. Dans le poste de Rome, notamment, Odet de Selve succède à l'un d'eux et précède le second •.
Lazare de Selve, Taîné des fils du président ', chargé, selon la tradition, de missions diplomatiques en Suisse, hérite de son père des seigneuries de Crosmières, de Villiers, de Cerny. Il épouse, par contrat de 1534, Catherine Pignard, fille de Guy Pignard, seigneur de Dampierre en Bassigny, conseiller du roi, maître des comptes. Les documents actuellement conservés ne paraissent pas avoir gardé trace de son rôle en Helvétie '.
L'évêque de Lavaur, Georges de Selve, frère puîné d'Odet, évéque de Lavaur en 1526 •, à dix-huit ans, consacré en 1534, à vingt-six ans, avait précédé son frère dans l'ambassade de Venise et dans celle de
1. Ci-dessous, Odet de Selve à M. de la Rochepot, 14 novembre 1518.
2. Une de ses filles naquit à Venise, comme il est dit plus loin.