‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 42 sur 201 · Le surlendemain lundi 12 juillet · texte numérisé non relu

Le surlendemain lundi 12 juillet

2. N. de Combas, chargé comme courrier de plusieurs missions en Ecosse et ea Angleterre, désigné sous le nom de capitain Combas dans une dépèche du 2 janvier 4547. [State Papers, t. X, p. 826.)

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au soir et doit être le lendemain à Boulogne : il a souvent demandé des nouvelles de l'amiral de France et Selve a répondu qu'il pensait que l'intérêt du roi était de l'envoyer le plus tôt possible.

« Syre, je fuz avant hyer visitter le roy vostœ bon frère pour ce que, Nouvelles depuis l'adverlissement que vous luy donnez des choses d'AUemaigne <^'^w®"*k"^par les lettres qu'il vous ha pieu dernièrement m'escripre, je n'avoys peu parler audit seigneur à cause de l'indisposition qu'il avoyt lors de laquelle je Tay trouvé bien dehors et en très bonne santé Dieu mercy. Je luy feiz entendre comme j'avoys communiqué l'advertissement que javoys receu de vous pour luy faire entendre à maistre Paget son secrettayre pour autant que je n'avoys lors peu parler à luy à raison de sou indisposition, auquel advertissement, Syre, il vous remercia sur l'heure et monstra de vous scavoyr grand gré, me disant que les advertissements qu'il avoyt aussy de sa part du costé d'AUemaigne estoiut conformes aulx vostres et que les préparatit'z de l'empereur et des protestantz estoient grandz et qu'il estoyt bien à craindre que ces forces-là ne se tournassent quelqu^aultre costé que du costé d'AUemaigne et que vous y debviés bien pencer et pourveoyr à voz affayres du costé de Piedmont comme il pençoyt bien que vous faisiés et qu'il avoyt fantaisie que s'il vous mouvoyt guerre ce seroit de ce costé là ou du costé de Lorrainne. > Il vint ensuite à parler de l'alliance du pape et de l'empereur. « Me disant oultre », continue Selve, « que Ton tenoyt pour certain que l'eschange de Parme et Plaisance avec Senne estoyt conclue et arresiée entre ledict pape et empereur et qu'il en avoyt bons advertissementz. Et en continuant nostre propos vint à me demander sy vous continuiez pas encore de présent la pension que vous souillez donner au duc de Bavières *. A quoy, Sire, ma responce feust que de ce faict ne pouvoys je parler et que je ne sçavoys sy ledit duc avoyt aullrefoys en pencion de vous ou non, ne s'il en avoyt à présent. Il me réplicqua qu'il sçavoyt bien qu'il en avoyt heu de vous et qu'à présent à ce qu'il enlendoyt ledict duc se mectoyt du costé de l'empereur. »

Cette audience a été de la part du roi d'Angleterre « fort longue et bénigne et plus qu'il n'a accousteumé de la donner ». — « Et entre aultres choses », continue Selve, « me dict que voz gallères que vous^ aviés faict venir de Provence ne vous eussent sceu guères faire de service contre luy, d*aultant que ceste mer estoyt plus rude que celle de Lèvent ou Mydy et qu'en ung instant il s'y levoyt souvent grosses tempestes ausquelles lesdictes gallères n^estoint pas pour résister que quand telz accidens leur survenoint elles estoient perdeues s'elles cstoint loing de port comme elles estoint contrainctes d'estre en luy venant faire la guerre icy où elles ne pouvoint avoyr port ny retraicte près d'eulx ; mais qu'estantz Vos deux Mageslez et terres d'icelle*

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