‹ Correspondance politique et administrative de Miromésnil; premier président du Parlement de Normandie (volume 2)Chapitre 93 sur 121 · CXVII. — II février · texte numérisé non relu

CXVII. — II février

B. M. R., ms. y. 241 (12). — Original, signé.

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

Suitte de mon voiage pour justifier la conduitte du Parlement.

A Versailles, le ii février 1761.

[Il lui accuse réception de l’arrêté du g février, et le félicite de cet heureux effet de ses sages précautions.]

Je ne vous dis pas que vous n’avés point d’inquiétude à avoir sur le secret des lettres de confiance que vous voulés bien m’écrire ; vous devés estre aussy tranquile à cet égard, qu’assuré de l’attachement parfait avec lequel je suis. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Saint- F lorenti n .

ex VIII. — i3 février 1761.

B. M. R., ms. Y. 241 (12). — Autographe.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Suitte de mon voiage pour justifier le Parlement.

A Versailles, le i3 février 1761.

Je VOUS attends lundy ou mardy matin, ainsy que vous me le mandés, Monsieur; je l’ay dit au Roy. Il me paroist qu’on est content de vostre arresté, maison ne laisse pas d’estre en garde contre quelques gens de vostre Compagnie.

M . de Varicarville ( i ) a envoyé un courrier pour demander le retour du Procureur général de la Chambre des Comptes ; l’affaire s’est traittée hyer au soir au Conseil et il fut arresté de ne pas encor déférer à cette demande. Je vous écris par le retour de ce courrier, M. de Varicarville sera fâché de la lettre que je luy écris ; je vous prie de luy parler avant vostre départ et de luy faire entendre que l’intention n’est pas de garder encor long temps le Procureur général ; il s’est assés mal conduit, il fait de belles promesses. Quand vous serés icy, vous pourrés finir cette affaire ou du moins abréger son séjour ; il n’y aura pas grand mal qu’il vous ayt cette obligation.

Adieu, Monsieur, jusques à mardy matin au plus tard, que je vous attends.

De Lamoignon.

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