L'ABBÉ DE CANAPPEVILLE A MIROMESNIL
M. Vabbé de Canappeville axant eu un violent accès de rhumatisme goûteux, j'écrivis aux ministres afin de demander quHl eût la permission de retourner à Rouen et f obtins cette permission. Il nie remercie par cette lettre et me demande mon avis pour sçavoir s^il en pro^ fitera. Je l'ai exhorté à en profiter, ce qu'il a fait.
Monsieur,
Votre amitié pour moy vous a engagé de vouloir bien informer les ministres de ma situation, et de leurs demander que j'eusse, par raport à ma santé (i), la permission de retourner dans ma famille. Vous Pavés obtenu. Monsieur; mais que cette même amitié, je vous prie, ne se borne pas là, et dictés moy ce que je dois faire dans cette circonstance. Mes reins me permettroient, je crois, de profiter de cette permission et d^entreprendre dès demain le voiage, mon cœur me dit non, et ne voudroit point consentir à me séparer de vous...
Après vous avoir exposé, Monsieur, les sentiments de mon cœur et Tétat où je suis, honorés moy de vos avis; c'est une nouvelle obligation que je vous auray, ma prière vous anonce que ma confiance égalle ma reconnaissance. J^ay l'honneur d'estre avec Tatachement le plus respectueux, Monsieur,...
L'abbé db Canappeville.
(i) L'abbé de Canappeville était âgé, étant conseiller depuis lyaS ; l'abbé de Suslandes était plus ancien encore (1719).
CC.CVII. — i" oclbhn 178Ï U. M. R . m%. Y. 67 (1, t>S). — Onginol, %igat.
SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL
// m'avertit qu'il écrira à touls messieurs du Parlement exilés de se rendre à Fontainebleau, et me promet de me donner les mêmes que j'ai avec moi; me marque de choisir entre Morel et Milly. Les mots soulignés concernent la permission accurdée à M. de Saint-Just et à M. l'abbé de CanappeviUe pour retourner ^m Rouen. 1
A v«rtaille« le i'' iKtohrc 176Î.
Je scray loujours très aise, Monsieur, de concourir
aux choses que vous pourés déiirer. Je compie écrire
aujourd'huy ou derndin à tous messieurs du Parlement
de Rouen, pour leur mander de se rendre à Foniain^
conforme à ce q poser, ei qui; ce vous doniKr d' avts; mandés n Moret ou de M
:que )e.
sfair
; vous me faites l'honneur de me prolève louucdilÏLCulii.-. Je ne compte poicii ji.r.s compaijuiins ijue ceu< que vous i ce que vous aimés mieux habiter, de Iv (!(. Vous connoissés les seniimeiis
d'aitachemensavec lesquels.
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LE
. M, It., iiis, V. ûj i|, 67). — Auwpraphi:.
. DK ROUVILLE A MIROMESNIL.
.W. Je Jii.ui'îlle me/ait pa'l des or.ires qu'il a reçu ainsi que ces messieurs qui éloieiil avec lui de se rendfe
(i)Morel, :iiri'n.iUscineni Jo Kinuincblc.iu; Mitl;-. arr.mJisstmcnt
le p octobre à Fontainebleau, T et ois exilé à Neauphle près de Pontchar train, avec M. de Saint-Just, doyen du Parlement^ A/. Vabbé de Suslande, conseiller clerc le plus ancien de Grande chambre, et de Pelletoty conseiller des Enquestes. M, de Rouville, président à mortier, était exilé à Villepreux avec M, rabbé de Canappeville, conseiller clerc de Grande chambre, et du Fossé, C*' de Grande chambre, et de Ranville, C" des Enquestes, et de Beuville^ C**" des Requestes du Palais,
Villepreux 4 octobre 1763.
Monsieur,
Nous avons reçu ce matin chacun une lettre de M. de Saint-Florentin, qui nous marque de nous rendre le neuf à Fonteainebleau ; nous comptons panir d'ici jeudi, du moins le plus grand nombre; nous passerons par Paris, et nous avons deissein de coucher à Essone le samedi, afin d'arriver le dimanche au matin à Fonteainebleau...
J'ai l'honneur dMtre, avec tout le respect possible.
Monsieur,...
De RoovnLLE.