‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 106 sur 127 · CCCXVII. — 3o octobre · texte numérisé non relu

CCCXVII. — 3o octobre

B. M. R., ms. Y. 67 (1, 64). — Autographe.

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

// me marque que M, le vice-Chancelier pense que Von doit nous renvoyer à Rouen sans voir le Roy,

J'^avois déjà reçu. Monsieur, il y a deux jours, Tarrété de la chambre des vacations (i), mais il m'esioit revenu qu'il ne paroitroit pas et qu^on n*écriroit point au Roy. J'ay conféré avec M. le vice-Chancellier sur la dernière lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire, mais il me paroît qu'il persiste à vous envoier les ordres pour retourner à Rouen sans voir le Roy ; nous devons prendre les ordres de Sa Majesté à cet égard demain. Vous connoissez les sentiments d'attachement avec lesquels...

Saint-Florkntin.

(i) Arrête du i3 octobre décidant qu'il serait écrit au Roy pour le supplier de donner audience aux magistrats mandés à sa suite. Un autre arrêté de la même chambre, du 4 novembre, sur la nouvelle du retour à Rouen des magistrats, décida de ne pas faire partir la lettre.

s ^m ir voas (BScîk sur vôtre retour i Usle- ! l'envie que fai de tous L ?(«tsapëraas que nous aurons ce plùsit ^(•«rdtteSMft-MxrâQ. quoique M. Dufossé dii hier • K7 quelques jours mm. Ce nu^strai ^^ tia k 11 ynit smcsc de sa paroisse; U vous i, Jiia.iiiiiMf wrh nmr de Fai»mii^e«u & Pvù, ^u'-s ^ V",> ?ti-"^ «ï fltacuT et si mauvais qu'il passa i ï",-» ^Sys stsf ï^xis farter.

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qui loy défendem d'mppavchsr de Gmicibk de plus prêt de six lieues ; cm aAaajt que le Cernsei] a rendu un arrêt qui casse odur qui décrcie M. Dumesoil, mais que cet anét du Conseil n'e pa ét£ ennçistré a Grenoble, parce qu'il n'^étoît pas rerétn oe ieszTf:h patentes. Je souhaite bien de la samé et suis arec respect, . . .

CCCUX. — 3 novembre 1763.

B. M. R.. ms. y. 67 a 6j/- — Autographe.

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

// répond à la lettre par laquelle je lui rendais compte de notre volage pour retourner à Rouen, et m'encourage sur les craintes que je lui avais témoignées que m'inspiroit la nouvelle carrière dans laquelle j'*aUois rentrer à mon retour à Rouen.

Ce 3 novembre 1763.

Je vous remercie. Monsieur, de votre attention à m Woir donné de vos nouvelles, et vous ne devez pas doutter de rintérest que je prend à tout ce qui vous regarde. JVs* père que la maladie de M. Tabbé de Susiande n^aura pas de suite fâcheuse et ne Tempéchera pas de se trouver à la rentrée. Je sens que vous* pouvez avoir quelque fraieur de la carrière où vous allez entrer, cependant sy Paffaire s^arenge avec le Parlement de Paris, comme il y a lieu de Tespérer, je pense que celuy de Rouen, en anendant, se bornera à arrêter des remontrances^ ou à faire quelques protestations, enfin à gagner du temps, après quoy tout rentrera dans Tordre accoutumé. Je croy, sy vous pouvez

L'on avait fait courir le bruit dans FonUineblet pendant que j'étais exilé A Moret avec plusieurs de M" du Parlement, que c était moi qui par une trahison avais occasionne la disgrâce du respectable Chancelier de France, M. de Lamoignon. M. Bignun | r ) m'avoit averti de cette odieuse calomnie ;j'en avais été outré de douleur et de désespoir; f avais écrit à M. le Chancelier ■ à ce sujet, et n'aiant pas voulu confier ma lettre à la poste, je Vavois fait tenir à Madame de Senosen par voie sûre, afin qu'elle eut la bonté de la faire parvenir à M. le Chancelier, son père. Il me rassure par cette réponse pleine de boiué, que me lit tenir Madame de Senosen-

A MitUaherbes, le 4 novembre ij63ji Je reçois, Monsieur, avec i;rand plaisir, d« vos i velles; voua nie rendez la justice de croire que je n*ay jamais rien soupi;onné de ce qu'on a voulu vous imputer aussy bien qu'à moy. La calomnie n'a pas eu de suittc et la vérité a csié bieniost découvcne. Je vous demande la coniinuation de vostre amtiic ei de vo$trc souvenir, ei

(1) Jérôme Bignon,

vous prie d*estre bien persuadé de la sincérité de touts mes sentiments en ce qui vous concerne.

De Lamoignon.

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