‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 18 sur 127 · CXLVI. — 4 août · texte numérisé non relu

CXLVI. — 4 août

B. M. R.y ms. Y. 241 (i3). — Autographe.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Af . le Chancelier me mande qitil ne voit pas d'inconifénient à ce que nous avons proposé, M, le duc d'Harcourt et moi,

A Paris, le 4 aoust 1761.

Je vous écrivis hyer au soir, Monsieur^ à la haste. J'arrivois de Versailles et M. le comte de Saint-Florentin ^toit pressé de faire partir son courrier; nous n^eusmes ^ue le temps de conférer environ un quart d'heure.

(i) Ces lettres, qui seront signalées encore dans les pages q^ suivent, nous manquent; elles tendaient à obtenir du Roi qu*il écrivît au Parlement, afin de le décider à l'enregistrement. Ce fut accordé. •— V. CXLI et le Sommaire.

J'approuve infiniment tout ce que vous avés écrit à Tun et à Tautre. M. de Saint-Florentin envoyé à M. le duc d'Harcourt les ordres tels que vous les demandés. Je n^ay eu aucune part à Tarangement qui a esté fait, si ce Q*est d^écrire à la Compagnie une lettre, ce ^qui n^est pas trop d*usage, mais je n'y ay trouvé aucun inconvénient; j^en ay écrit autant à touttes les Compagnies. Il est bien certain que le Roy a besoin de secours pour la continuation de la guerre, les gens sages de ce pays cy et les étrangers mesme n'ont pas approuvé la résistance du Parlement de Paris. Après cette résistance et le lit de justice qui a esté tenu, je comprends que les autres Compagnies se croyent authorisées à ne point enregistrer librement la déclaration du i6 juin ; il faut employer les voyes qui ont réussi et s^en. rapporter, sur la conduittequ^on doit tenir, aux gens sages qui sont sur les lieux, qui sont bien intentionnés pour le service du Roy, et je vois avec grande satisfaction que le Roy et tout son Conseil ont en vous une entière confiance. On ne peut mieux faire et vous devés continuer de mander librement tout ce que vous jugés covenable.

Voylà tout ce que je puis vous mander dans le temps présent. Je souhaitte que lavisittede M. ieducd'Harcourt se passe tranquillemeni et je respère. Je compte que vous m'informcrés de tout ce qui se passera. Vous dtwés compter de vostre part sur la continuation de mes sentiments.

De Lamoignon.

Je vous serais bien obligé, Monsieur, de me faire faire une copie de la longue lettre que j'écrivis à vostre Compagnie au commencement du moys de novembre dernier (i); ma minutte s'est brouilliée dans mes papiers,

(i) Lettre de Lamoignon du 7 novembre 1760. (V. t. I, p. a3i.)

j'auray peut-être de la peine à la retrouver, vous m^épargnerés bien de la peine de mVn envoyer une copie, elle doit estre à vostre greffe.

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