II
suprimer une chambre d*enquétes, et cela afin de se débarasser par ce moyen d^uncpartiedespsrsonnesquiquelques fois m^aideni à modérer leur ardeur; et que cela ne vient que de ce quMIs ont remarqué que mes avis ont plus de poids dans les assemblées nombreuses que dans les autres ;
Que dans le moment présent rien ne seroit plus contraire au service du Roy que cette supression ;
Qu^il seroit d^ailleurs injuste de supprimer les offices d'une partie de messieurs du Parlement pendant qu^ls sont à ces prix, et cela malgré eux, tandis 'qu^ils peuvent remonter ;
Que je voudrois sçavoir qui sont ceux qui donnent de pareils avis, sans consulter la Compagnie afin de Ven informer ;
QuMl y a un an ou dix huit mois, le bruit s^étant répandu que M. de Brou allait être Intendant des finances, j^âvois prié M. le Conirolleur général de nous donner M. de La Corée qui étoit alors à Montauban, mais qu*à présent qu^il est à Besançon je crains qu'il ne veuiUe pas venir à Rouen;
Que dans ce cas M. Turgot ( i ) seroit celui qui conviendrait le mieux à Rouen; mais que Ton dit qu'il ne le voudrait pas; que dans ce dernier cas M. Amelot seroit ce qui conviendrait le mieux ;
Qu'il ne faut pas nous donner M, de Flesselles parce que cela feroit trop de peine à monsieur et madame de Motteville, dont le fils était le premier mari de madame de Flesselles (2).
{i) U était alors intendant à Limoges.
(2) Marie-Louis- Bruno-Emmanuel Langlois de Motteville, ancien Président à mortier au Parlement de Rouen en 1723, était le père