‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 50 sur 127 · CXCIV. — Saoût · texte numérisé non relu

CXCIV. — Saoût

B. M. R., mt. Y. 67 (I, 3a). — Autographe.

Mv DE LA ROCHEFOUCAULD A MIROMESNIL.

Cest encore une réponse. Il me parle de Parrangement qu'il vouloit faire et qu^il a fait en effet pour la chapelle du château de Gaillon.

Pbxïb, 5 aouit 1762.

Je ne sçaurois trop vous remercier. Monsieur, de la bonté que vous avés de me faire part des délibérations prises au Parlement de Rouen; celuy de Paris doit décider demain le sort des Jésuites du resson (2) : on ne leur demandera pas d'abjurer Tinstitut, et on leur accordera des pensions, mais ceux qui pourroient avoir des bénéfices, cures et autres, seront obligés de signer une espèce de

d'héritier du fondateur, le cardinal de Joyeuse, venait de nommer supérieur M* Henri Nicolas Bourgeaux, curé de Saint-Étienne de Rouen {Registre secret, 3 juillet 1762). Mais des jésuites y résidaient encore. L'archerêque fiait allusion ici à Tarrêt du ao juillet qui proscrivait, même hors du royaume, les membres de la Société réfiractaires au serment.

(i) Lettre publiée en partie, ouvrage cité, p. 47.

(a) Le Parlement de Paris rendit arrêt en effet le 6 août 1762.

On ^re ;:« paii pî^ ::ie i^zuis. x: Toit aénie les pié-

le «ocj pne. H-^zsifir, i* ne p» oaKicr le Chapitre dt OiAl^^Ti . rrjuidés acy, ;< vqgs prJe. nxxc avis pntH : jiier cela zie iu£:. Je v codrots ivcir ia leares pamiics iaru ce :rjÂi ta Les préseater aa Pahcmcni avant a i^is- Tztirm, afin qu'il zio^rzt ua cc=:ziÎ9uire pour commer î'éu; des ch^jvs et des faz3 énoacés: cène opcfation w^ fairoit pendan: moa séjocr 2 Gailloa. M. de Seint-An* bf n ' r , mon voisin, se char^eroît Toîoatiers de ce mvaiL

J av rhoaneur d'estrc, Monsiear. avec toat ram— chement possible

7 DoxcriQcs, arch. de Rouen.

CXCV — 21 a. Il -.'61.

'•',. M. ?. rr.s. Y. '?- I. :?;. — Autographe.

Mi- ïjK la ROCHEFOL'CALLD a MIROMESNIL.

Lettre de M. l' Archevesque de Rouen au sujet des professeur de théologie dauù le collège de Rouen.

Versailles, 22 aoust 1761.

lay l'honneur, Monsieur, de vous envoyer une letire <jiic vous pourrcs communiquer au Parlement, si vous le

(i) Loiiis-Charl':à GucJier. sieur do Saint-Aubin, conseiller au Farlciivjnt. L^j <.0llcgi.1l.: de Saint-Antoine de Gaillon avait été fondée cfi I20- (Mémoires et notes de A/. A. Le Prévost pour servir a l'hntoirt du départ, de VEurC)\ ses biens avaient été réunis au

séîî.iriairc d'l-J\ rc:ix en 17.^7.

jugés à propos et si vous croyés que les dispositions soient favorables, car vous semés mieux que moy qu^il ne me convient pas de faire une proposition qui déplaise à ces messieurs; mais s^ils doivent, comme je le pense, estre aussi jaloux de rinstruction de la jeunesse éclésiastique que des autres sujets du Roy, les professeurs de théologie doivent estre récompensés en proportion .

Le Parlement donne douze cent livres aux professeurs de philosophie, ceux de théologie méritent quelque chose de plus; je leur donnerois quinze cent livres à chaqu^un .

Le Parlement peut penser différemment, mais ce plus ou ce moins, entre douze ou quinze cent livres, ne doit point nous diviser et ne nous divisera pas; je crois qu^on doit donner un logement dans le collège à chaque professeur de théologie, c^est Tusage des collèges de Paris, et celuy de Rouen est assés grand pour que les professeurs y trouvent un logement.

Je crois, Monsieur^ que cette affaire doit estre terminée avant la séparation du Parlement, parce que les professeurs doivent commencer leur travail avant la Saint-Martin.

Vous connoissés. Monsieur, toutte retendue des sentimens de respect et d^attachement que je vous ai consacré et avec lesquels

-}- Dominique, arch. de Rouen.

[Au dos :]

Répondu le 25 aoust : que je ne crois pas la circonS' tance favorable pour parler des chaires de théologie, et que je ne ferai pas usage de la lettre ostensible ; qu^ilfaut attendre le moment où le Roy donnera des lettres patentes ; que je désire quHl soit encor à Paris lorsque j'irai, quej'^y serai le 4 septembre^ que, s'il est à Gaillon,jHrai le 3 lui demander un lit.

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■ . «. — ^JS^tnçJbA, sans date.

•,izz. 4.aiâeir. la petit extrait, biea .-^ =s :s:ix irrÊs dont il est qucs-

d'impression et

] heures da matin

iu Pliais. Eofin

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-iaiés, ce qu'H ma promb; ec mr remply le mieux qu'il

rn^a été possible en cece occuton. qui j'ini«Kinc vous

ixiténessc, le Eèk que j'auiar tooiours à aller au devuiii de

^c qui pourra vous faire piaisîr. Je suis bien cliurmé

de ce que [vous] me flânes d avoir le plaisir de vous v<jir

«tu mois de septembre. Je vous serês oblige eu mon |miii-

oulier de vouloir bien m'instruire, aussitost la présente, dg

four fixe que vous cro3rés pouvoir vous y rendre, uyan^

diffiarrents [ ] à prendre en conséquence ci i^mu$K

yen ay fait part à notre V., à qui cela fait le plus^fan^

plaiair. Il vous prie de vouloir bien Tcn préveiur a^m./

par ua petit bout d'écrit, attendre le 8, tems des vwLMêtfAn

Permettes que dans ce moment je me c/ifiietji« 4^ vvvt

réitérer le respectueux attachement avec lequ*;; jVy j V/i.

neur d'être

B. M. R., tns. Y. 241 ^iij. O'.j^.îi*. >^/V

BERTIN A MIPOMh'v^::,

// me marque qui! est intérti^ant ^t^e U ;^#u /«^/^i^../ attende le moment ait le Rfjy jera ^.*jn».^x»9¥ ^< «#ie«#v lions pour le soulagement de ^et ptytf « ^

MONSIEt'I-

Vousdevésêtre bifrc iuf cu pùïA.' '. V. 4> t^^. recevant le compilmeu' -^^^t oui *..^:. î,^,. ,',, faire sur la grâct que \t ho r? » i*, > -j^ ;f *J^/*-' *

Ck)nseil d^Etat ( i ) ; je vous prie d'en recevoir de bien sincères remerciemens.

Je vous suis très redevable des réflexions dont vous me faittes part à Toccasion des arrangemens qu^il seroît à souhaitter qu'on pût prendre au moment delà paix, relativement aux impôts (2); Tamour du Roi pour ses peuples vous est un sûr garant du désir quHl a de diminuer leur charge, et je crois que vous me rendes astés de justice pour estre persuadé des effons que je ferai pour présenter à Sa Majesté des moyens de remplir ses intentions à cet égard. Je suis bien assuré que vous estes nonseulement dans cette opinion, mais que même vous vous emploierés vivement à Tentretenir dans Tesprit de votre Compagnie; elle ne peut mieux faire que de s^en raporter à la bonté paternelle du Roi, et j'ose croire qu^elIe ne doute pas de mon empressement à répondre aux vu€s de Sa Majesté sur tout ce qui peut contribuer au soulagement de ses sujets.

Je suis

Bertin.

(i) Il venait d'être nommé ministre d'Etat, tout en conservant le Contrôle général des finances.

(2) Le troisième vingtième, prorogé pour deux ans, par Pédit du 16 juin 1761^ allait arriver à échéance. La guerre de Sept ans, qui avait nécessité cette imposition, approchait de son terme : les prâiminaires de paix venaient d'être signés à Fontainebleau le 3 novembre. Miromesnil, dans une lettre qui nous manque, a indiqué ses vues pour une cessation de cet impôt militaire. On verra que redit d'avril 1763 mettra fin au troisième vingtième, mais pour lui substituer de nouvelles charges. V. la lettre CCII.

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