‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 73 sur 127 · CCXXXV. — 3i juillet · texte numérisé non relu

CCXXXV. — 3i juillet

B. M. R., ms. Y. 241 (6). — Minute : « Copie de la lettre de

M. le Président à M. de Saint-Florentin du 3 1 juillet 1 763. »

MIROMESNIL A SAINT-FLORENTIN

Monsieur,

Après ce que je vous ai marqué par ma lettre particulière du 14 de ce mois (i), vous ne serez pas surpris que je n*aie pas pressé iM^*^ du Parlement de travailler aux remontrances : i* dans la crainte de les indisposer par trop d^empressement; 2° afin de donner le lems aujc esprits qui étoient un peu échauffés de se calmer, ce qui ne peut se faire qu'en gagnant du lems ; 3° afin de donner

(i) La lettre manque.

au gouvernement le tems de prendre des mesures pour s'assurer du Parlement de Paris, s'il est possible.

M. le ControUeur général a aprouvé ma façon de penser à cet égard et m'a seulement mandé de marquer si je pensois que ma Compagnie envoyât bientôt ses remontrances.

[Suivent les mêmes propositions qu'aux lettres précédentes, tou« chant l'envoi des remontrances.]

Il est bien fâcheux. Monsieur, que le Roy soit obligé de prendre de pareilles mesures, et il est bien à désirer que S. M. prenne de justes précautions afin de rétablir, par une sage œconomie, les affaires de TÉtat. Le peuple souffre et ne sçauroit apercevoir la fin de ses peines, et moy-même je vous avoue que je souffre devoir d'un côté la justice des représentations que font les magistrats^ et d'être obligé d'un autre côté de concourir en quelque sorte aux moyens de les rendre presque inutiles.

La confiance que vous m'avez marquée m'engage à vous parler avec une confiance égalle ; et je vous prie de la regarder comm' une preuve de rattachement respectueux avec lequel j'ai l'honneur d'être.

CCXXXVI. — ler août 1763. B. M. R., ms. Y. 241 (6). — Autographe.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Réponse de Monsieur le Chancelier à ma lettre du 3o juillet.

A Compiègne, le i«r aoust 1763.

Je reçois. Monsieur, dans le moment, vostre lettre d'avant hyer, par laquelle vous me mandés ce que vous

écrives à M. le ControôUeur général au sujet de vos remontrances sur les nouveaux édits.

[Il ne pourra rien concerter avant le retour du contrôleur général, qui ne doit revenir que le 3 août).

Il y a environ quinze jours que les objets de vos remontrances parroissent imprimés ; vous pouvés juger de l'impression qu'ils font sur les esprits. Je ne puis vous en dire davantage; j'attends M. le ControôUeur général.

Vous connoissés. Monsieur, mes sentiments.

De Lamoionon.

CCXXXVII. ~ a août 1763.

B. M. R.y ma. Y. 241 (6). — Autographe.

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

// me marque que M. le Chancelier et lui attendent le retour de Af. Bertin à Compté gne pour conférer avec lui sur mes lettres. Il trouve [avec raison) extraordinaire que Von ait fait imprimer les objets des remontrances qui n étaient pas encor faites, et avant que le Roy eût vu ces objets.

J'ay reçu, Monsieur, les deux lettres particulières, que vous m'avez fait Thonneur de mMcrire.

Je n'ay point répondu à la première, m'en estant rapporté à ce que vous mandroii M. le Chancellier et M. le Contrôleur général, à qui vous me mandiez que vous écriviez en mesme temps.

[A l'égard Je la seconde, il attend le retour du contrôleur général.]

Au reste, il a parut fort extraordinaire que les objets des remontrances du Parlement de Rouen parussent imprimés avant que d'avoir été envoies à Sa Majesté. Vous connoissez le parfait attachement, avec lequel j'ay Thon-

neur...

Saint- Florentin .

CCXXXVIII. — 2 août 1763.

B. M. R., ms. Y. 141 (6). — Autographe (i).

MIROMESNIL A BERTIN

Lettre à M. Bertin.

Les comissaires se sont assemblés aujourd^huy à cinq heures après midy, mais, comme je l'avois prévu, rassemblée n'a rien produit. Un des principaux comissaires s^est fait excuser par un autre sous prétexte d'indisposition. Alors j'ai demandé à celui qui étoit chargé de Texcuse, s'il avoit un projet de remontrances. 11 m'a répondu que non et a proposé de remettre l'assemblée à vendredy prochain, cinq heures après midy. Un des comissaires alors a proposé de la remettre plustost à jeudy, mais celui qui avoit apporté l'excuse a répondu, en souriant : Je vous conseille plustost de la remettre à vendredy. J^ay proposé en riant d'envoier chez le prétendu malade pour avoir de ses nouvelles, et l'excusateur s'est mis à rire et

(i) Le doiftier contient encore deux exemplaires de cette lettre : la minute qui porte en tête : • Copie de la lettre de M. le P. P. à M. le Controlleur général du a aoust 1763 » ; roriginal autographe, où se voient les mentions habituelles du classement opéré par Mirometnil. V. la note, p. 246.

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auKOâ: m zxedk^ sl ii£BSBXiKriSL s: gmrrTne noos a^oos jx js JesDs jMBTiirrf' zin. uilt* lirii- les bôens des Je-

nmrnrfs. Mtiniawii-- us zs ^^^''^^ es enfin 0 ▼ a .:?!i»iiiii gn"*^ •îrncy =: nn;irnî5ns Tic :s'a pss mis la 5 TTarr m. rifir nfim îss «rirrir ie Paris Sicr k

n xzz Mii^^'si Hcas- rBc te resaccruiaes soient moins ra* e Tii }f ;>E:ae. c- "Z-dc asse=2b4ée de comissrr: f^r^Tsa^Ti: ;^r«~r s::: :à:r? rojr^en e: qu'elles si'..*^: iTTisci:» ZL's iZ't ^tZ't Lss*Lzr>.éi i? chambres.

?»îu ::.:: ri:.i i^: r:r±r3.:r. ces: lu^zurd'huv le z hzizsr t' .L rx-£-5 -irc: iziT le : Ces: fourq joi j'ai zrz Cf£TZ r f :~i 't-zrt r: — rci ie ce en: s'esî passé auyo-zrizzj. ii^. ZJ:? "^r»:!* vries .es z:esi;res que vous znirs r-'-l sctî i T^^ro* : Ji le R?t prenne.

Je s:::5, «vsc rir:^ber>en: le r::i5 sincère et le plus

MniOlfENTL.

Ce 2 a:ù: î-f3.

': Du :x -.lj: :-r5.sur U zis^r-Cî:::: i» biess qui doireni arpïTtsair a.:Tc:iI-èç» r.^STint -iss^rns r*r les Jésuites, d'ava: ct-i ic laSjdété. q-i: pejr;::: tirr îc «i^e Je ses cnéanciers.

2; O2 a i-îa T-j îrsrr.aer qu; !e Parl^aist faisan rédisfit ses rem'jzvnncn tx se iisper^iit zt zc traTai\ tccae I, p. 145 et 1^.

Il peut aussi arriver que vendredy l^on n^apporte point de remontrances; en efifet, on ne peut compter sur rien dans les circonstances présentes.

Je fais part de cecy à M. le Chancelier et à M. de Saint- Florentin.

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