‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 90 sur 127 · CCLXXV. — 23 août lyôS · texte numérisé non relu

CCLXXV. — 23 août lyôS

B. M. R., ms. Y. 67 (I, 96). — Autographe.

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Tétois désespéré que, malgré mes ejfforts, le Parlement eût rendu un arrêt pour suspendre Vexécution de ladéclaration du Roy portant prolongation du vingtième. Je voulm donner ma démission et f écrivis en conséquence à Monsieur le Chancelier de France, Monsieur de Lamoignon. Ce respectable chef de la justice me fit cette réponse pour me consoler et me détourner de donner ma démission ( i ) .

A Versailles, le 23 aoust 1763.

Je reçois. Monsieur, en arrivant, vos deux lettres du 20 de ce moys (2), j'y reconnois les sentiments d*un homme de bien attaché «^ ses devoirs, zélé pourThonneur de son pays et véritablement affectionné au service de son Roy. Si le succès n'a pas répondu à vos projets. Ton n'en doit pas estre moins reconnoissant des peines que vous avés prises. Je ne verray le Roy que demain, et je suis persuadé qu'il pensera sur vostre compte comme moy. Il ne doit pas être question de la proposition que vous faittes, elle seroit trop nuisible au service du Roy. Q,uand nous nous verrons, nous en dirons davantage. Conservés

(i) Miromesnil commet ici une erreur qui s'explique par le long temps écoulé lorsqu'il classa sa correspondance. Cette apostille serait mieux placée à la lettre qui précède. Il ne s'agit pas ici de sa démission. Il s'est laissé tromper par les derniers mots, u il ne doit pas être question de la proposition. . . », etc.; ces mots sont une réponse à la seconde de ses deux lettres du ao, celle où Miromesnil demande à n'être chargé d'aucuns ordres pendant les vacances.

(2) Lettres CCLXIl et CCLXIII qu'il trouve en rentrant à Versailles.

vostre santé, elle est nécessaire pour le bien de vostre majstre et le mien.

De Lamoignon.

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