‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 99 sur 127 · CCXCIV. - 14 Mplembre tjôi · texte numérisé non relu

CCXCIV. - 14 Mplembre tjôi

B. M. R., nu. Y. 67 ([, 76). — Auu^n;

LE P. DU MOUCEL A MIROMI

M. Du Moucel me fait part que la chamt lions est entrée, mais >jue n'étant pas en n vant elle s'est séparée jusqu'au lendemain 5» Denis.

Monsieur, Nous nous sommes assemblés presque 10 mais avec cela nous n'avons rien fait; enfin assemblâsmes hier pour tenir l'audience, m

(1) A cette note de service sont de la Cour, formulées en son ; nprès l'enregiBlrcmcnl for.: t. Ellojournée, à ta suite de lu brochure

Parlement séant à Rouen, au mjtt det é ., 33 i4o.

oinies les copies dei

im pcir son P. Pn^si.

Rdaiiondteefiu'i

ga^cr le Roy à permettre q.uc M, Je S'Just reiourpedaas sa ffoiillc k cau^c de ses intirmUés.

(Il te rendra d'abord A Rouen, poueia par u lecie ^c U fille prèi d|i Meubuurg, et a rentlra à m terre des Jonquer^ie*, près Bcroar. ob II retiera conform^meni aux ordrei Ju Roy.J (i).

CCXCV[1. — jo teptembre 1763.

B. M. R,, ms. Y. 67 ;I, 76). — OriginRl, sigaâ.

LAMOiGNON A MIROMESNIL.

M. le Chancelier de Lamoignon répond au compte que je lui rendais d/e ce que l'on me mandoil de h province.

Monsieur, je reçois votre lettre du jotir cfhïer (al; je /eray usage dans l'occasion de ce que vous me mands sur M. le Président de Rouville.

J'écris ù M. de Folleville, comme à tous les procureurs généraux, de m'informer des bailliages qui auront refusé de publier l'édii et la déclaration du mois d'avril. Il nie mandera sans doute ce qui se passe à Pont l'Evêque. J'en rendray compte au Roy et recevray sur cela ses ordres. Je vous exhorte. Monsieur, à ménager votre santé. On kpA justice icv à vos bonnes inieniions, je puis vous en assurer ; vous ne doutés pas, je crois, de ma manière de

(i| [.c: doyen du Parlement élail qualifiii seigneur de Sainl-Juslet de la FstliÈre : la Fatiière étail un fiefsrs en la paroisse des JOQ. quereta, prie Bernay ; Saint-Just semble vepir du fief de ec nom. sis à Iloiî-Normand, même arrondissemenl. La Pile, ancienne paroisse, pri;s du tSeufbourg, arrond. de Louviers.

(1) Celle lettre manque.

penser sur ce qui vous regarde ; j^ay un grand désir de voir cesser Torage ; Dieu veuille que mes souhaits soyent accomplis. Je suis, Monsieur, votre très affectionné serviteur.

De Lâmoignon.

A Versailles le 20 septembre 1 763.

CCXCVIU. —ai septembre 1763.

B. M. R., ms. Y. 67 (I, yS). —Autographe.

SAINT-FLORENTJN A MIROMESNIL.

Af. de Ranville étoit de la chambre des vacations; f avais écrit à M. de Saint-Florentin pour demander qu*on le renvoidt à Rouen pour son service, et favois rendu compte à M. de Saint-Florentin de ce qui sepaS' soit dans la province. Ce ministre me répond quHlfaut attendre que la chambre des vacations redemande M» de Ranville.

Ce 21 septembre 1763.

J'ay reçu. Monsieur, la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m^écrire sur ce qui s'est passé à la cham^bre des vacations... (i).

A l'égard de l'affaire du Procureur du Roy de Pont- TEvéque, je nedoutte pas que vous n^en aiez écrit à M* 1^ Chancellier, affin qu'il se fasse rendre compte, par le président de la chambre des vacations, des arrêtés de la chambre (2).

Vous connoissés, Monsieur, les sentiments d'attachement avec lesquels, . . .

SAINT-Fl.ORKNTm.

(i) Cette lettre manque encore.

(2) Aucune trace de cette afiiidre au Registre,

M. le Chancelier répond à des lettres que je lui am écrites au sujet de l'Université de Caen, et pour lu rendre compte de ce quej'aprenois de RoUen.

Monsieur, je reçois dans le momen deux de vn lettres h), rune qui regarde l'affaire de rUaiversiiédt Caea, à laquelle j'attends de faire réponse lorsque je yssf de retour â Versailles, oit j'ay les pièces qui conceratol cette affaire, ei l'autre à laquelle je réponds.

Je crois vous avoir mandé que j^avois écrit à M. de Fûlleville, ainsy qu'à tous les procureurs généraux, pour sçavoir s'il y avoit dans le ressort du Parlemeni de Normandie des baillages qui eussentrefusé de publier eieoffgistrcr l'édit et la déclaration du mois d'avril. Je ae douK pas qu'il ne rne fasse réponse incessameni, ei qu'il ne mi mande ce que vous m'écrives du Poni-I'Evéque ; j'en rendray compie au Roy, ainsy que de ce qui s'est passéàli chambre des vaccaiions. Je ne manqueray pas aussy de l'informer de ce qui se passe dans la ville de Rouen, peuiêtre l'esi-il ; s'il ne l'est pas, je n'auray pas à me reprocher de le luy avoir caché.

Je vous souhaine une bonne saniê dans le lieu que voii5 habités. Vous ne devés pas douter des sentiments avec lesquels,...

De Lahoignon.

A Paris le 23 septembre 1763.

(1) Ces lettres manquenl.

CGC. — 24 septembre 1763.

B. de M. Lormier. — Autographe.

MIROMESNIL A LAMOIGNON

Monseigneur,

M» du Parlement, qui sont à Villepreux, aiant reçu des avis par lesquels on leur marquoit que le Roy comptoit les mettre à La Chapelle de la Reine pendans le voiage de Fontainebleau, ont voulu que je vous écrivisse la lettre que je vous envoie cy jointe dans une enveloppe séparée. Je l'ai faite en leur présence.

J'en envoie une copie à M. le ControUeur général et une à M. de Saint-Florentin, et je charge mon commissionnaire d^attendre votre réponse.

Je suis, avec respect,...

MiROMENIL.

Ce 24 septembre 1763.

ceci. ~ 24 septembre 1763.

B. de M. Lormier. — Autographe.

MIROMESNIL A LAMOIGNON

Monseigneur,

Le bruit public annonce que le Roy est sur le point d'aller à Fontainebleau, et que le départ de Sa Majesté est fixé au cinq du mois prochain. Comme j*ai été mandé, ainsi que plusieurs de messieurs du Parlement, pour me rendre auprès de Sa Majesté, j espère qu'elle voudra bien avant son dépan pour Fontainebleau m'accordcr audiance linsi qu'à ceux de M^du Parlement qui sont aussi man-

dés ; CI nous attendons avec impalience le moment où il nous sera permis de porter aux pieds de Sa Majesté ihotnmage respectueux ut sincère d'une Hddiié â toutte dpreuvc ei du zèle le plus pur pour le bien de son service. Je ctolî marne. Monseigneur, devoir vous suplier d'engager Sd Majesté à ne point retarder ce moment et â nous entendre. Nous attendons tout de sa justice et de sa bonté (t).

S'il arrivolt que le Koy ne jugeât pas il propos denoui accorder celle grâce avant son départ, cotnme les ordres que Sa Majesté nous a donnés portent expressémcm que nous devons nous rendre auprès de sa personne, il k» naturel que nous nous rendions à sa suiiie à Footaiocbleau; mais dans ce cas je ne puis me dispeoserde toiu observer que nous avons lieu de craindre les incoav^ nients auxquels nous nous sommes vus à la vciUe d^ exposés à Neaudecià Villepreux. U est certain qocMU un eiîei de la Providence divine, nous n'aurions pu trouvi;r aucun logement dans ces deux endroits. Si l'on en cron k-. hruil public, il semble qu'ju moins une partie de M's du Parlement est destinée à loger dans un village d« environs de Fontainebleau nommé La Chapelle de U Heine. Ce village est composé de quelques maisons de paisants; il n'y a que deux auberges où il est impossible de loger, ei il seroit bien opposé à la bonté du Ro)'eii sa justice d'exposer encor au désagrément d'être pour ainsi dire sans azile des magistrats honorés du caractéiï dt membres de la Cour du Koy 12|, qui n'ont rien à se reprocher, et qui depuis nombre d'années consacrent leur vie au service de leur souverain. Je crois donc ne pouToit

(ij A lïu( arrivée j Fuinaini;bleju. les magistrats renoo'slà*' leurs iiisianccs pojr ttrt .iJmia auprès Ju Roi, el ne piirenl VdXBS'

(:) Prdtcntion inltressjnte, lonJée iur li uaiition hiiionquc

me dispenser de tous prier d^engager le Roy à nous faire connoître ses intentions et les lieux qu'il nous destine, afin que nous puissions prendre des arrangements pour donner à Sa Majesté les marques de notre soumission, sani nous exposer à des inconvénients nuidbles et auxquels te m'eilleur des Rois ne veut certainement pas nous livrer.

tAàiiy Monseigneur, ce n'est que subsidiairement que je vous fais cette prière, et je retiens avec instance à vous presser de faire sentir au Roy qu^il est de sa grandeur et de s^h intérest de nous permiettre avant tout d'avoir le bonheur de paroître devant lui, et de nous faire la grâce de nous entendre^ puisque c'est le véritable objet des ordres qui nous ont conduit icy et qui nous retiennent à la suitte de Sa Majesté.

Je suis, avec respect,...

MlROMENm.

A Neauflè ce 24 ^ptembre 1 763.

CCCU. — a5 septembre 1763.

B. M. R., ins. Y. 67 (I, 70). — Autographe.

SAmT-FLORENTlN A MIROMESNIL.

•// me marque qu*il espère que Pon ne nous mettra pas i La Chapelle de la Reine, pendans le voyage du Roy ï Fontainebleau.

M»« de Saint-Florentin m'a remis. Monsieur, la lettre ^ue vous m^avez fait l'honneur de m^écrire, et je ne man- |ueray pas de remettre à M. le Controlleur général celle |ue vous m'avez adressée. Il n^a point été question au

Conseil de ce que vous memandez. et il n'y a encore rien de décidé sur le lieu oti l'on vous enverm pcndani le Yoiagedc Fontainebleau. II esi vray qu'on a psrW àt Mord et de La Chapelle la Reine, mais je sais que et dernier endroit n'est gudre habitable, ainssy je croy qu'il n'en sera pas qucsiiou, du moins j'y feray mon possible CI je croy que vous pouvez y compter. Je vous remercie des écJain:issemenis que vous avez bien voulut medonaer par votre première Lettre, ainssy [que) des nouvelles que vous me mandez ( i ).

Vousconnoissez, Monsieur, les seniiments d'attachement avec lesquels...

Saint- Floue NTiN.

Ce a5 septembre [763.

OCCIIl. — a6 Mptembre 1765.

B. M. R., mi. Y. 67 (1, 73). - Auiographe.

GUENET DE SAINT-JUST A MIROMESN'iL

M. de Saint-Just, doyen du Parlement, pour qui j'avois obtenu la permission de retourner à Rouen, m'écrit pour me faire part de son arrivée dans celte ville en bonne santé {2].

MoNSlEUk,

Je suis arrivé en cette ville hier dimanche au soir. Monsieur le P. de Bailleul m'a fait l'honneur de me rendra

(i) Touli;s ics lenres m.inquenl.

(i) On ne peut s'empêcher .ic remarquer l'éLfiiure du vieui do)*"'

visite dans le moment que je descendois de ma chaise ; il m^a chargé de vous faire mille très-humbles compliments. Je me serois fait un reproche de passer par Gaillon^ sans avoir Thonneur d'assurer madame de Miroménilde mon respect ; j^ay été pleinement satisfait de la voir en parfaite santé; mais elle m'a paru impatiente d*étre si longtemps éloignée de vous. Monsieur. On m^a remis en arrivant en cette ville une lettre de M. le Chancelier dont voicy la teneur :

« M., je suis fort aise que vous ayés quitté le séjour de « Neauphle, oti je craignois fort pour votre santé dans la « saison présente; je souhaite que vous la conserviés « longtemps pour le bien de votre famille et pour tous « ceux qui s^intéressent bien véritablement à ce qui vous c touche; je suis », etc.

C'est à vous. Monsieur, à qui je dois les bontés dont M. le Chancelier veut bien m^honorer; je vous renouvelle bien sincèrement les sentiments de reconnoissance et de respect avec lesquels je suis,...

Saint-Just, dqy, du Pari.

Rouen 26 septembre 1763.

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