LETTRE ECRITE AU ROI PAR BRIVAL, DEPUTE
Du il mai 1791.
Sire,
J'entrais dans le jardin des Tuileries, par la porte du côté du pont Royal ; un de vos gardes m'a refusé Tentrée parce que, m Vt-îl dits je portais un bâton indécent... je l'ai remis à ses pieds... Je né discuterai pas ici si ce jarcUn vous appartient; je vous prie donc de me iaire rendre ma canne. J'en ai besoin lorsque je rentre le soir chez moi, en venant de l'Assemblée nationale défendre les droits de voire , souverain, le peuple; comme vous je suis inviolable; vous êtes sacré, moi je ne le suis pas.
Je suis votre serviteur.
Brival.
*0n a trouvé mauvais à la tribune des Jacobins qu'un lég^islateur dit au pouvoir exécutif : Je suis votre serviteur.
Voici la réponse honnête que le ministre de l'intérieur a écrite à cette lettre impertinente :
Il est possible. Monsieur, que les sentinelles aient confondu les consignes du jardin avec celles des appartements. J'en ferai £iire des nouvelles qui seront imprimées, affichées et signées du Roi et du commandant des gardes... M. de Brissac a îaÀX îaXve les plus scrupuleuses recherches de votre canne, il n'a pas été possible de la trouver. II vous prie d'en choisir une dont on vous fera remettre le prix.
Cette correspondance doit faire juger à Votre Ëmînence et à l'Europe entière la véritable situation du malheureux roi de France. (JSote de tabbé de S.)