CXCIII. — LOUIS XV A TERCIER
[Aologr. Arch. de l'Emp. K. 157.]
A Venailles^ ce 18 novemlire 1763.
Je n'ay point de nouvelles directes de M. de Guerchy. Mais je scay par M. de Praslin que d'Éon est sorti de ches lui , qu'il est enfermé dans une maison avec quatre personnes dont M. de Praslin scay que la Rosières en est on , et on parefit à lui. Peut-être Monin est-il le quatrièaie, et que M. de Praslin ne soay ce que c'est que tout cela et qu'il n'en est pas content. J'aurois mieux aimé que tout cela se fût passé avec moins d'éclat et que d'Ëon fût déjà revenue. Le temps nous éclaircira du reste.
L'Électeur de Saxe a reçu en réponse à celle qu'il avoit écrit à l'Impératrice de Russie pour lui notifier la mort de son père, et ces désirs, qu'elle lui conseilloit de s'en désister parce qu'il ne seroit jamais élu unanimement, qui est tout ce qu'elle désiroit, ainsy que la liberté des Polonois dans leur élection, mais elle lui fait entendre que pour peu qu'il y ait de la scicion , elle y entrera pour mettre l'unanimité du costé qu'elle voudra. Avez-vous consulté le comte de Broglie sur le sieur Monet , et si on peut et doit le mettre dans le secret.
Vous savez que je ne veux pas recommencer la guerre pour la Pologne, d'après les autres connôissances que vous aves de ma façon de penser et de ce qui est cy-dessus. C'est à vous à arranger avec Durand ce que vous croires devoir me proposer.
CXGIV. -* LOUIS XV A TERGIER.
[Aatogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]
Le sieur Tercier poura s'ouvrir au général Monet sur mes vues secrettes regardant la Pologne, sans lui commu-
niquer ce qui s'est passé anciennement, et luy indiquant le sieur Henin à qui seul j'ay donné la correspondance demon secret. Louis.
A Venailles, ce 10 novembre 1763 K