CCVII. — LOUIS XV A TERCIER
[Aotogr. Aich. d« Yl^m^ K. 151.]
A VenaiUes , œ 1 1 févtter i7M.
Nos dernières lettres de Vienne annoncent clairemenl que cette cour ne donnera ny troupe ny argent au prince Xavier, mais lui promet tous ces bons offices , et FexhorCe à se présenter pour candidat ^ Avec cette certitude, tout l'argent que nous donnerions seroit perdu , et nous n'en avons pas à perdre. L'Espagne pensera de même, je pense. Madame la Dauphine scait tout cela, mais nous ne scavons pas encore le parti que les princes de Saxe prendronts. En conséquence de là, je croy qu'il faut que vous retardies la lettre projettée au sieur Hennin \
Les nouvelles des Turcs sont aussi fort mauvaises, et ils paroissent vouloir exclure tout étranger et ne désirer qu'un Piast, ce qui me parott devoir faire tomber le mémoire envoyé par le sieur Billet *.
Je vous envoie encore cent louis pour ce qui vous manque présentement.
CGVUI. — LOUIS XV A TËRaER.
[Antoyr. Areh. dcTEmp. K. 157.]
Ce 10 fëvrfer 176^.
Je trouve bon que l'on propose à M. de Praslin d' envoler le sieur de Nord en Angleterre , ainsi que le comte de Broglie et vous me le proposes. Je joins ici deux pa* quets quej'ay reçus avant-hier.
> Au trAne de Pologne.
2 M. Hennin était alort en Pologne.
' n était en efTet question de ne donner la couronne, après la mort d'Auguste m, qu'à un Polonais. Ce projet était mis en afant par tons ceux qu» ne voulaient pas des enfants de T Electeur de Saie.