CCCXLVI. — LOUIS XV AU CO\!TE DE BROGLIE
[Autogr. Arch. de l'Ëmp. K. 157.]
J'ay reçu la lettre du baron de Breteuil. C'étoît moy uniquement qui avois imaginé de l'envoyer en Suède dans ce moment-cy, corne plus au fait qu'un autre; il n'y fairoit pas le bien que j'en atlendois ; je n'y pense plus. A l'égard de Vienne, si s'était un triomphe pour le parli Choiseul, il n'yrait pas non plus. Quel sol propos que celui de son retour aux affaires étrangères I Quel méchant que celui du retour du Parlement * ! Ce 18 mars 1771.
CCCXLVII. -- iOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE. [Aatogr. Ârch. de I Emp. K. loi.]
[Avril 1771.)
Les instructions du baron de Breteuil pour Vienne sonts
^ If. de Jareote, qui avait la febille dos bcnéGces.
2 Je crois que c*est Tabbâ de Prade, qui , après avoir soutenu en pleine Sorbonoe une thèse scandaleuse, fut obligé de s* enfuir. Il trouva un asile en Prusse, mais il se rétracta. II continua de résider en Prusse , et rendait secrètement des services au gouvernement français.
3 On voit par ce billet et par les deux lettres au Roi d* Espagne quelle était
Tanimosité personnelle du Roi contre M. de Choiseul et les parlements ; il
croyait son autorité menacée par eux.
assez difficiles à faire, et je ne suis pas surpris que Gérard y soil embarassé. Je Iravailleray aux points essentiels. Je ne vous cacheray pas que dans le cas présent j'avois fait proposer au Roi de Suède si pour la diète il n'aimeroit pas mieux avoir le baron de Breteuil qu'un nouveau venu ; M. de SchelTer Fainie mieux à Vienne et le Roi aussy. M. dX'sson sera-t-il assez délié pour cette diète orageuse * ?