XXXIII. — LOUIS XV A TERCIER
[Aulogr. Arch. do l'Emp. K. 151.)
A Vcnaîlles, ce 9 avril 1757.
Je n'ay mis en avant l'infant don Louis que parce que je ne voulois pas qu'on songeât à l'infant don Philippe ^ — Sans doutte qu'il en faudroit prévenir l'Espagne, mais il faudroit que cette idée vint aux Polonois et que de là Ton la communiquât à l'Espagne; mais je ne puis l'aider de subside. S'ils en veulent pour leur Roy, c'est à eux à le soutenir entièrement. — Il en seroit de même du prince
' Ces deux infants étaient fils de Philippe V : don Philippe, duc de Parme, était, en outre, gendre de Louis XV.
GORRESPONDAXGE SEGRKTE. 221
Xavier '. — Mais pour tout cela je pense qu'il faut voir ce que deviendra la négoliation secrette entamée à Pétersbourg. — Je pense aussy qu'il faut bien se donner de garde de prévenir le Roi de Pologne : il faudra bien qu'il en passe par ce que l'on voudra. — J'approuve votre idée sur la correspondance à . .. ^. avec le comte de Broglie ; il est plus capable qu'un autre de l'imaginer. — Je vous renvoie les lettres déchiffrées et la dernière que le comte de Broglie vous a remise pour déchiffrer. — Je vous renvoyé aussy vos observations sur les points d'instructions projettée pour le comte de Broglie, laquelle j'approuve avec les noltes que j'y ay mises.