XL. — LOUIS XV A TERGIER
[Aologr. Arcb. dcTEmp. K. UT]
A Fontainebleau , ce 15 septembre 1757.
Vous scaves que nous n^avons encore pris aucun enga- <]ement formel sur la succession du trosnc de Pologne, depuis que M. le prince de Conty a paru se désister absolument, mais que nous sommes bien prest d'en prendre. Si rimpératrice de Russie appelle véritablement M. le prince de Conty pour commander ses armées, et qu'elle veuille lui donner la Courlande, en attendant mieux, j'en seres très aise, mais, pour le présent, je n'y puis plus prendre d'autre part directe que celle de m'y pas opposer et d'y donner mon consentement quand il n'y aura plus besoin que de cela. — Neufchàtel est un procès dont je ne veux ni ne me soucie de me charger. — J'ai lu le mémoire sur la Courlande et l'extrait de celui de Neufchàtel ; je vous les renvoie l'un et l'autre, et garde le compte du comte de Broglie que je n'ai pas encore examiné. — J'approuve que vous donnies un chiffre au sieur d'Eon , s'il n'est pas encore parti. S'il y a quelque chose à adjou- 1er à ce que dessus, pour le prince de Conty, vous me le faires scavoir et quoi.