LÏV. -^ LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE
[Antogr. Arch. de l'Emp. K. 157.] 1
A Versailles , ce 21 may 1758.
Il ne m'a pas encore été possible de répondre à toutes vos lettres. Madame la Dauphine et l'abbé de Bernis m'ont parlé pour l'inspection pour vous \ Je vous scay gré de
t Sur Jacobowsky, voy. plus haut p. 197. Ce Polonais reçut 300 ducats , valant 3,300 liv. (Livre rouge.)
2 Premier ministre du Roi de Pologne , avec lequel M. de Broglie avait eu des difGcullés.
3 Sur M. Monnet, voyex plus haut, p. 78, et la Table. Le Livre rouge nous apprend que le général Monnet toucbait une pension de 6,000 livres. — Il s'agissait d'un poste diplomatique que le général sollicilait.
^ L'abbé de Bernis, ministre des alTaires étrangères.
^ Il est question des fonctions d'inspecteur de l'armée que sollicitait le comte de Broglie, qui était dégoûté de la diplomatie et qui désirait rentrer dans la carrière des armes.
tOBies Jes peines que vods vous êtes données pour mon service, et je faires ce qn^il me sera possible pour vous. Il n^étoit pas possible de vous renvoier en Pologne a^ms fout ce qui s'y est passé entre vous et le comte de Brahl, surtout le Roi de Pologne ne voulant pas s'en séparer. Les circonstances sont bien délicates, et je vous (aires scavoir mes intentions le plus tost que je pouray. Ei| attendant , vous pouves vous tranquiliser, tant sur vous que sur les vôtres. — Je vous renvoie le mémoire de Durand.