CIX. — LOUIS XV A TERGIER
(Autogr. Arch.* de lEmp. K. 157.]
10 may 1760.
Je vous renvoie la lettre de Stokolm. S'il est parlé dans lesnégotiations avec l'Espagne des démarches que la Reine d'Espagne avait faites en 1733 pour la couronne de Po« logne en faveur de l'infant don Philippe , vous ne pouves
1 La priocesse de Zerbc , ou plutAt Zcrbst , mère de Catherine II , alors femme du Czarewitch, plus tard Impératrice de Russie. Elle avait épousé en 1727 Ghrétien-Augnste d'Anbalt Zerbst. Elle était princesse de Holstein, fille de Chrétien-Auguste, évoque de Lubeck. Elle mourut à Paris en 1760.
^ Le marquis de Fraigne, employé dans la diplomatie.
3 An sujet des garanties écrites que la Porte demandait.
4 Castcra figure au Livre rouge, en date du 9 novembre 1750, comme ayant reçu une somme de tl2 Irv. 15 s. , pour dépenses extraordinaires à Varsovie pendant le quartier de juillet 1750.
CORRESPONDAIVGE SECKÈTE. 255
pas TOUS dispenser d'en parler den l'ouvrage que vous faites, mais sans réflexions qui aie lieu à la circonstance présente en Pologne. Si le duc de Cboiseuil vous en fait la remarque, vous lui en dires votre pensée. S'il vouloit absolument que vous le retranchassies de votre mémoire, vous le faires, puisque vous pensies qa'il n'y avoit pas grand inconvénient de ne pas l'y mettre '.
€X. — LE COMTE DE WOROXZOF, AU NOM DE L'IMPERATRICE ÉUSABETH, A TERGIER POUR COMMUNIQUER À LOUIS XV.
[FUtsan, Hitt. de la diplomatie, t. VI. p. 227.]
26 mai 1760.
Sa Majesté Impériale ayant appris avec une surprise et un déplaisir extrême la nouvelle dont on vient de lui faire part, d'après laquelle M. Durand ', ministre du Roi à Varsovie, aurait insinué au comte de Brulh que Sa Majesté Très-Chrétienne n'aurait plus pour désagréable si Sa Majesté Polonaise voulait faire revenir ici M. le Stolnick de Lithuanie , comte Poniatowski , en qualité de son ministre. J'ai un ordre précis de l'Impératrice de faire parvenir à la connaissance du Roi, et d'insister en même temps de sa part auprès de Sa Majesté, que, quoiqu'elle ait de la peine à s'imaginer comment et par quel motif le susdit sieur Durand a été porté à cette démarche, Sa Majesté Impériale désirait néanmoins éclaircir sûrement ce point qui lui fait tant de peine, se promet de l'amitié du Roi que
< Poar comprendre ceCte lettre, il faat savoir que Tercier était chargé par If. de Choneol de rédiger des mémoires avec les pièces de dépôt des aflaires étrangères pour Tinstraction du Dauphin. — Voir Histoire de V Académie dtM nucriptiùnM ei belks4ettres, t. XXXV, p. 249 et 230.
* Durand ayant été autorisé par le duc de Cb«iscal à faire savoir à la Gmit de Pologne que la Govr de France ne s'opposerait pas au retoor de Poaialowaki à Pétersboiffg, Flaifératrice Elisabeth, méeoatente, fit écrire cette lettre par le comte WoronzolT & Tcrcter.
par une suite de ceite confiance qu'il a en elle, Sa Majesté voudra bien lui faire connaître sincèrement ce qui en est, et qu'elle fera enjoindre à ce ministre de faire incessamment ce qui conviendra pour réparer cette démarche, que, selon toutes les apparences, il aura faite sans y avoir été autorisée. J'attendrai avec impatience, monsieur, ce que Sa Majesté vous ordonnera de m'écrire à ce sujet pour en informer l'Impératrice.