CLVI. — LOIIS XV A TERCIER
[Autogr. Arch. de lEmp. K. 157.]
A Versailles, ce 27 janvier 1763.
M. de Prasiin ne m'a point encore parlé du sieur d'Eon * ; je penserois plustost comme vous que comme le comte de Broglie : c'est ce que j'examineray avant qu'on m'en parle. — Comme vous connoissesM. d'Havrincourt,
* M. d« Brillil était prolestant ; sa femme , de la maison Kollowrath , de Bohême, calholiquc. Gootrai rement à l'nsage en vigueur dans les mariages mixtes, tous les cnTants de M. de Briihl furent élevés dans la religion catholique. Il fil naturaliser Polonais son ûh aîné ; por cette formalité , qu'on appelle riadigénat, ce fils devenait cafmhlc d'exercer les plus grandes charges de Pologne. (Mémoires du duc de Luynes y t. XI, p. 442.)
2 D'Eon fut envoyé en Angleterre comme secrétaire du duc de \ivernais, ambassadeur du Roi.
VOUS faires fort bien de le voir, et puis j'examineray encore si je lèveray la deffense que je vous ay faites. — Je ne croy pas que M. de Praslin se soucie de laisser M. de Paulmy en Pologne ; mais je crois que c'est qu'il ne scait qu'en faire après. Je lui en parleray au premier travail.