‹ Correspondance secrète inédite de Louis XV sur la politique étrangère avec le comte de Broglie (volume 3)Chapitre 134 sur 253 · CXCII. — LOUIS \V A TKRCIER · texte numérisé non relu

CXCII. — LOUIS \V A TKRCIER

f.^iito;jr. Aicli. do l'Emp. K. 157.]

A Fontiiincblcai! , ce 11 novembre 1763.

Si Guerchy maïupioil au secret, ce seroit à moy présentement qu'il manqucroit et il seroit perdu. S'il est honnête honmie il ne le faira pas ; si s'est un fripon , il faudroit le faire pendre. Je vois hien que vous et le comte de Broglie êtes inquiet. Rassures vous , moy je suis plus froit. Si j'envoiois un second ordre présentement à Guerchy, il ne scauroit pour quoi et croiroit peut-être que je n'ay pas asses de confiance en lui. Hors, l'aiant mis si aisément dans mon secret, il le gardera. S'il douttoit de toute ma confiance, peut-être au contraire cela l'engageroit-il à le divulguer, non pas en entier (je ne le peus croire) , mais en partie, qui pouroit faire ce que vous craignes. Madame de Guerchy n'est pas tout à fait dans le cas de son mary, mais par ma lettre au mari , j'espère qu'il ne le dira pas à sa femme. L'affaire du sieur d'Eon n'est pas au clair, attendons son arrivée. J'ay confié à Guerchy, par votre conseil , mon secret. Attendons ce qu'il en aura fait, mais croions qu'il m'aura obéi.

me soupçonnoit fort d'ètro un anneau de la ciiaînc mystérieuse qui unissoit la maison de Broglie au souverain. Le comte de Guerchy ne perdit pas de temps et reporta la supposition toute chaude à son ami de trente ans, le duc de Prasiiii, qui la communiqua de même à niadamc de Pompadour... » Gaillardet, Mémoires, t. F, p. 286.

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du Four, et n'y trouvant rien, il compte faire mettre Hiijjonet dehors dans peu de temps d'icy.

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