CCXIX. — LE CHEVALIER D'ÉOX AU COMTE DE BROGLIE
[Dépôt des affaires étrangères. — Mém. de d'Ëon, t. n, p. 35.]
Londres, le 20 avril 1764.
Alonsieur, Mon ami de Nort, que j'attendois avec bien de l'impatience, est arrivé, avec Nardin , lundi au soir, et il a dû vous écrire mardi dernier s'il m'a trouvé dans un état de folie ou de fièvre, ainsi que l'ambassadeur s'amuse encore à l'avancer à tout le monde. Il a dû vous marquer aussi que sur les simples copies des ordres du Roi, et la simple inspection de votre lettre, avant même que j'aie pu lire les
' Le Roi était en effet alors fort empêché : le 15 avril madame de Pompadour était morte.
bicnfails inaUcnihis dont le Roi a ou la bonté de me combler, il m'a liouvé tout disposé à exéculer non-seulement ses volontés, mais même à obéir au moindre de ses désirs.
Lorsque M. de Xorl a annoncé mardi dernier à M. de Guercby, dès sa première entrevue, qu'il étoil très-content de moi, qu'il me Irouvoit tout à fait raisonnable et de sang-froid dans tous mes raisonnements, le susdit ambassadeur a fait semblant de tomber en syncope et de crier au miracle.
J'ai l'bonneur. .. D'Eox.