‹ Correspondance secrète inédite de Louis XV sur la politique étrangère avec le comte de Broglie (volume 3)Chapitre 199 sur 253 · CCXCVI. — LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE · texte numérisé non relu

CCXCVI. — LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE

[Aulogr. Arch. de l'Erap. K. 157.]

Ce 26 janvier 1767.

Je vous renvoie vos lettres, comme vous l'aves désiré, et les ordres que vous m'avé demandé; j'y joins aussy une lettre que j'ay reçue hier, ainsy qu'im gros paquet, je croy de M. de Breteuil ; mais comme il est fort gros , je le garde pour un autre fois et je l'enverrai au sieur de Crélanches. Guimard ou Le Bel, c'est la même chose. Arranges vous avec ce dernier pour que les paquets vous parvienne comme au feu sieur Tercier. Je crains seulement que votre maison ne soit hien publique pour un si important secret, et où il y a de gros paquets, souvent avec de l'argent. Je pourrai donner six mille livres par an à celui que vous me proposeray, et dont vous serez bien sur pour remplacer le sieur Tercier, et je tacheray qu'il ne soit pas obligé à faire d'avances.

M. le duc de Choiseuil m'a dit hier au soir qu'on lui avoit dit que Tercier pouvoit avoir de mes lettres ; je lui ay répondu que je ne le croiois pas, mais que comme aiant

été commis, apparamenf qu'il y envermit quelqu'un, et il me dit que ce scroit Durand. Je suis donc (ranquile, puisque vous m'assures devoir l'être, et de plus Durand m'est bien sûr.

Page 1