CCXCVIII. — LOUIS XV AU COIITE DE BROGLIE
[.lutogr. Arch. del'Enip. K. 157.]
12 février 1767.
Vous scaves que d'Kon est fol et peut être dangereux, mais avec les fols il n'y a rien de bon à faire que de les
enfermer, et sûrement en Angleterre il est reconnu pour tel, et les Anglois ne peuvent s'en servir que pour les amuser et se gausser de M. de Guerchy. Je ne veux plus revoir ces papiers , ainsi vous n'aves qu'à les garder. J'ignore quels ordres M. de Fuentes a eu ou attend à son égard '. Avec cela il faut observer exactement tout ce que je lui ay fait promettre, mais rien de plus. Je hay les fols mortellement.
Vous faires bien de faire part à tous ceux qui sonts en correspondance des affaires secrettes (mais sans qu'ils en sachent plus qu'ils n'en savoient) de la mort du sieur Tercier. AI. d'Havrincourt est sur ma liste, mais il falloit que mes promesses passassent avant tout, et en faisant des heureux nous sommes obligés d'en affliger d'autres, mais leur tour viendra, j'espère, y en aiant encore de bien vieux. Durand peut se tirer d'affaires comme vous le proposes, et que j'approuve. Je n'ai besoin de ces extraits que pour me rappeler les dépesches lues au conseil, ainsi je les garde, et je vous renvoie tout le reste que vous désires.