XXVI. — LOUIS XV M COMTE i)E RROGLIE
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A Vcrsaillos, ce 22 janvier 1757.
Je trouve très bon, comte de Broglie, que vous me fassies toutes les représentations que vous croires devoir me faire et à mes ministres , mais aies toujours en vue l'union intime avec Vienne ; c'est mon ouvrage. Je le croy bon et je le veux soutenir. Dans ces circonstances, je crois votre présence très nécessaire à Varsovie; vous êtes aimé et estimé dcsPolonois, et un nouveau ministre ne serait pas capable de leur faire faire bien des choses qu'il faut qu'ils lassent, sans y abbandonner notre parti, car je le veux soutenir. C'est leur bien et leur liberté. Ainsy je vous conseille d'abandonner l'idée de Vienne ' et de n'être pas si changeant, surlout après que je vous ay tenu mes promesses et que je vous croy capable de me bien servir encore^. MM. de Bellisle et de IJernis ne sont pour rien dans ce que je vous dis icy. Continues à m'envoier les lettres que vous recevres là dessus au [sic] prince de Conty, jusqu'à ce que je vous aie fait scavoir à qui à l'avenir je jugerai à propos que vous vous adressies.
Je n'ay pas doutté de vos sentiments sur ce qui m'est arrivé. Peu de Français ont, je croys, et j'espère, pensé autrement ^. Louis.