XXXI. — LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE
[Autogr. Arch. de l'Emp. K. 157.]
A Versailles, ce 11<^ mars 1757.
Si j'en avois connu un autre qui eut pu me bien servir en Pologne, je vous l'aurois préféré pour satisfaire votre désir de servir dans nos armées ; mais n'en aiant point trouvé, je conte que vous m'y servires de tout votre mieux. Je dirai à Tercier [de] me faire un projet d'instruction pour vous que vous suivres exactement et de votre mieux. Le Bel à son retour de Paris vous remettra les douze
' C'csl-à-tlire une correspondance intime. Voyez rEUiclc préliminaire, p. 83 et 84.
- .^ambassadeur d'Autriche à Paris.
mille livres (ju'il vous resle à loiieher poiii- la Polojrne, (Joiil je vous j)cnuels ùc (Iodikm- liuil mille livres que vous désires pour M. Aîonel. .ra|)prouve aussi la gralificalion de douze eeuls livres pour que Lenan resle à Paris et qu'il y soit votre correspondant. Je suis bien aise de vous avertir que M. de Slarembcrg a dit qu'on avoilà Vienne des lettres de Durand à M. le prince de Conty. Je tascherai d'en avoir une pour voir si cela est bien vray, car avec les fausses nddresses il est bien difficile, à moins qu'il n'ait été trahi par quei(ju'unde ses «jcns, ou qu'on n'ait trouvé la clef de son chidVe, ce qui me paroîtbien difficile.