CXXVII. — LOUIS XV AU COMTE DE BROGLIE
[Autogr. Arcli. de l'Erap. K. 157.]
A Marly, co 31 mai 1761.
Je croy qu'il est nécessaires que M. Alocranousky retourne au plus tost dans son pais, sa présence nous y étant plus utile qu'icy. Je vous charge de le lui dire, et quej'ay porté sa gratification à deux mil quatre cent ducats, et que connoissant son zèle pour ma |)ersonne, pour les intérêts de la France et ceux de sa république, il doit compter dans tout temps sur ma protection. — Je trouve très-bon que M. Monet éloigne son séjour de Versailles, aux conditions qu'il ne sortira pas du royaume. Je ne scache point que nous aions présentement besoing du sieur d'Eon , ainsy vous poures le prendre pour aide de camp, et d'autant mieux que nous sçaurons où le prendre si cela éloit nécessaire ".
' Le congrès qui devait se réunir pour la paix définitivo, laquelle ne fut conclue qu'en 1763.
- En vertu de celte permission, M. de Rro'jlic prit pour aide de camp M. d'Eon, qui reçut une commission de capitaine de dragons.
CWVIII. — LOLIS \V -AL CO.MTl': I)K BHOiiLli:.
((;o|)ic. Arcli. (le l'Emp. K. 157. J
A Marly, ce (i juin ITOl.
J'ay charjjé M. de Monlalf, monsieur, de celte lettre que je vous |)rie de remettre à AI. votre irère. J'espère que chaque année vous donnera à tous les deux de nouveaux droits sur mes sentiments. Louis.
CWIX. — LOLIS XV A TERCIEI{.
[Autogr. Arcli. de IKnip. K. 157.]
A BpIIcvuc, ce 11 juin 1761.
La conversation entre M. Mocranousky et le prince de Conty me paroît s'être bien passée, en voilà assez de dit. Je n'ay rien de nouveau à faire dire ny à l'un ny à l'autre. Je vous renvoie le projet de lettre du comte de Broglie, que j'ay approuvé, avec quelques changements à y faire.
A Marly, ce 12 juin.
P. S. — Je vous renvoie aussy les comptes approuvés et arrestés.