A M. CHAMPFLEURY, HOMME DE LETTRES, A PARIS
Paris, 2 9 février 18 i8.
La dédicace que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser^ est une de ces choses dont on ne remercie que par un serrement de main. Je devrais aller chez vous , et je suis obligé , en raison de circonstances que vous connaîtrez, de vous dire : « Venez me voir. ))
Je suis arrivé d'un long et pénible voyage quelques heures avant la révolution ; ce qui explique déjà bien des choses, sans parler du retard de cette lettre.
Vous arrivez, et nous nous en allons; vous êtes jeune, et nous sommes vieux. Moi, j'ai l'espérance pour ce qui vient. Vous donnez l'exemple du respect de ce qui fut el des consciencieux travailleurs; c'est bien.
Si vous me faites l'honneur de venir, venez le matin, et songez que je repars dans quelques jours.
Trouvez ici, quoi qu'il en soit, l'assurance des senliments les plus distingués de confraternité littéraire avec lesquels j'ai l'honneur de vous saluer.
Carnaval ne s'appelle pas ainsi : il faut écrire Carnevalc-,
\. M. Champfleury avait dédié à Balzac un de ses ouvrages, Feu Miette. 2. 11 s'agit de la biographie du musicien napolitain, publiée dans la première édition de Chien-Caillou,
CGGXXXVI.