‹ Correspondence 1819-1850 (volume 2)Chapitre 224 sur 229 · A M. THÉOPHILE GAUTIER^, A PARIS · texte numérisé non relu

A M. THÉOPHILE GAUTIER^, A PARIS

Paris, 20 juin 1850.

Mon cher Théophile,

Je vous remercie cordialement de l'intérêt que vous avez bien voulu me témoigner. Si vous m'avez trouvé sorti, la dernière fois que vous êtes venu, ce n'est pas que j'aille mieux : je m'étais seulement traîné jusqu'à la Douane, en contravention aux ordonnances du médecin; car il fallait absolument en retirer mes bagages.

Aujourd'hui, je suis délivré d'une bronchite et d'une affection qui embarrassait le foie. 11 y a donc amélioration; aussi, demain, attaque-t-on la véritable maladie inquiétante, maladie dont le siège est au cœur et au poumon, et qui me donne de grandes espérances de guérison. Mais je dois toujours rester à l'état de momie, privé delà parole et du mouvement; état qui doit durer au moins deux mois. Je devais ce bulletin à votre amitié, qui me semble encore plus précieuse dans la solitude où me tient la Faculté.

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