Lettre circulaire
rS COnRESPONDA.\CE.
CGXLII.
A M. ALOPIIE MENUT, A PA7.1S.
Paris, 18-42.
Mon cher peintre,
Votre œuvre est entre les mains de Philippon, qui la fait lithographier pour vous suspendre à tous les étalages, sous cette rubrique : Alophe Menut, d'après Gérard-Séguin, et pour en tirer parti. Ce sera bientôt fait, et vous aurez chez vous votre page que vous mettrez à l'exposition.
Si je ne vous ai pas vu, c'est que je passe les jours et les nuits à des travaux qui eussent déjà fait crever des hommes qui n'auraient eu que les quatre-vingt-dix- neuvièmes de ma santé, de ma cervelle et de mon courage. Faire une œuvre qui attire Paris à l'Odéon ! voilà le programme.
Mille compliments aficctueux.
A M. GERMEAU, A PARIS (en lui envoyant un oxomplairc du Martyr calviniste).
Paris, 16 janvier 18 42.
Monsieur, Vous reconnaîtrez facilement votre bien. Toutes les couronnes ont des diamants volés. Si je m'étais laissé aller, je vous aurais tout pris^
1. Allusion au roman do M, Gornicau le TuinuVe d'Amboise, dont Halzac s'inspira pour le Mdrlyr calviniste.
COnRESPON^DAT^CE. 89
GCXLIV.
A MADAME LAUr.E SURVILLE, A TAUIS,
Février 18 4 2.
Ma ch'^re Laure,
Ma mère me dit que tu préfères à une toilette quelque chose dont tu as besoin au mois d'avril : tu peux y compter. Si tu pouvais, en t'ingéniant à tes moments perdus, me trouver un sujet dans le genre de celui des Jeunes Gens\ pour les jeunes filles en pension et un pour les enfants au-dessous de dix ans, tu me rendrais le garçon le plus heureux du monde.
Nous ne nous verrons pas de sitôt, car je suis accablé de travail. Les Jeunes Gens ont fait un volume et je regarde cela comme une des perles de ma couronne ; j'en suis tout fier pour toi. Tu verras comment j'ai été amené à ne pas employer ton écriture.
Mille tendresses, chère sœur. Bien dos càlineries à mes nièces, et mes amitiés à Surville.
A LA MÊME
Paris, 1842, Ma chère sœur,
Je ne fais que passer par paris, je n'y serai pas pour la fête de maman; je voudrais cependant m'y associer