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LES PRINCIPES SONT AU DESSUS DES PARTIS

Je sais par ma propre expérience combien est futile l’accusation portée contre Horace Greeley, et qui consiste à dire qu’il deviendra un démocrate et tombera dans le giron démocratique, du moment qu’il recevra les votes des démocrates. La prémière fois que j’ai été envoyé au Sénat, ç’a été en conséquence d'une coalition entre les “ Free soilers ” et les Démocrates. Les votes démocratiques contribuèrent à me faire Sénateur du Massachusett, de même qu’ils tirent égallement Sénateur de l’Ohio mon excellent ami, Mr. Chase, et feront Horace Greeley Président des Etats Unis. Mais ni Mr.

Chase, ni moi même n’en fumes pas moins de fidèles “free soilers ” ; et pour mon compte personnel.je sais fort bien que je ne suis jamais devenu un démocrate et ne suis jamais tombé^sous le contrôle du parti démocratique. Je ne doute pas qu’Horace Greeley ne soit tout autant conséquent avec son passé. L’accusation portée si violemment à cet égard par ses adversaires, réfléchit tout simplement le caractère de ces derniers, et ils le feront connaître par leurs votes. U y a un dicton souvent répété : les principes et non les hommes ; et on part de là pour appuyer la candidature du Général Grant; car on n’ignore pas qu'il ne peut sous aucun rapport soutenir la comparaison avec Horace Greeley. Mais un meilleur dicton serait : “ LES PRINCIPES ET LES HOMMES.” Je SUIS pour les principes du parti républicain en opposition au Grantisme, et je suis en faveur de l'homme qui les représente véritablement. Je m’attache à ces principes; je travaillerai à les faire triompher et me réjouirai de leur triomphe. Si quelqu’ami se sépare de moi, ce sera parce qu’il place un homme au dessus des principes. A mes prémiers pas dans la vie publique, je déclarai me préocuper peu des partis, et mon indifférence pour la catégorie dans laquelle on me placerait. Aujourd’hui je déclare que je n’ai nulle sympathie pour ceux qui s’attachênt à la forme d’une organisation politique, quand l’esprit qui l’animait a disparu.

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