‹ Corrigé des Exercices français sur l'orthographeChapitre 94 sur 157 · Quels héros la vertu n'a-t-elle pas formés [582] t · texte numérisé non relu

Quels héros la vertu n'a-t-elle pas formés [582] t

251. Les Perses, adorateurs du soleil, ne souffraient point les idoles, ni les rois qu'on avait faits [5821 dieux.

252. Généreux guerrier, seul digne de commander à tant de fameux héros qui doivent à ta valeur et à ta sagesse les palmes qu'ils ont cueillies [582] , nu nie avant qu'ils fussent réunis [551, 557, 580] sous tes ordres ; ta gloire ne finira point aux colonnes d'Hercule : déjà elle a retenti [582] parmi nous; dé>a nous l'avons vue [595^ occuper les cent bouches de la renommée, et remplir l'Asie tout [426} entière du récit des exploitsqui ontillustré [582] tes armes.

253. CequiconsternaleplusTelemaque.ee [452] fut de voir dans cet abîme de ténèbres et de maux un grand nombre de rois qui avaient [504] passé [582] sur la terre pour desrois assez bons : ils avaienl été condamnés ["580] aux peines du Tartare, pour s'être laissé [596] gouverner par des hommes méchants et artificieux. Ils étaient punis [580] pour les maux qu'ils avaient laissé [596 J faire par leui autorité. La plupart de ces rois ne s'étaient [506] montrés [587] ni bons ni méchants, tant leur faiblesse avait été grande.

254 La réputation de conquérant se paie [142j cher [389] ; peu d'hommes en voudt aient [506] s'ils savaient tous les sacrifices qu'elle a contés [606] tous les chagrins qu'elle a valus [606] à ceux qui l'ont acquise [582].

255. Villes que nos ennemis s'étaient déjà parta-[ gées [587], vous êtes encore dans l'enceintede m empire; provinces qu'ils avaient déjàravagées 582] dans le désir et la pensée, vous avez encore recueilli

[582] vos moissons; tous durez encore, places que l'art ou la obture a [490] fortifiées [582], et qu'ils avaient résolu [601] dedémolir; et vous n'avez tremblé [582] que sous les projets frivoles d'un vainqueur, qui comptait le nombre de nos soldats, et qui ne songeait [133] pas à la sagesse ou à la valeur que leur capitaine a montrée [582-435].

256. Adieu, paisible et heureuse contrée, que ses habitants n'ont jamais laissé [596] envahir impunément; adieu, fertiles collines, que j'ai vues [595] tant de fois s'embellir aux rayons de l'astre du jour, et que j'ai entendu [595] chanter par l'immortel auteur d'Abel, digne rival de Florian; adieu, aimables enfants, auprès desquels nous avens éprouvé [582] de si douces jouissances, et que, comme de jeunes plantes aimées [578] du ciel, nous avons vus [595] s'élever par les tendres soins d'un vénérable patriarche, d'un Dieu sur la terre; adieu, terribles avalanches, que j'ai entendues [595] s'écrouler avec fracas; et vous, précipices affreux, qui cent fois nous avez menacés [601] de nous engloutir, vous nous effrayez [142] moins que les dangers toujours renaissants [576] auxquels nous allons être exposés [580] dans le tourbillon du monde.

257. Une multitude immense que la curiosité avait attirée [582] se pressait dans l'enceinte du forum. La terreur avait glacé [582] tous les courages, et ces Romains qui s'étaient montrés [587] si indociles au joug, et qu'on avait vus [595] braver tant de fois la mort, courbaienthonteusement la tête devant la tyrannie des décemvirs. Appiuset ses satellites ont reculé [582] les bornes de leur autorité, et ils s'en sont servis [605] , ou plutôt ils en ont abusé [605], pour subst tuer aux lois la violence la plus excessive. Tls se sont laissés [596] aller à la fougue de leurs passions; ou pour mieux dire, ils se sont laissé [596] entraîner dons tous les désordres que produisent les passions les plus déréglées [578]. Parmi les victimes que la cruauté d'Appius a dési-

gnées [582] se trouve Virginie, fille d'un centurion romain. §a beauté, son innocence n'ont pointfîéchi [582] le cruel décemvir ; rien ne saurait faire naître daps son cœur un mouvement généreux, ni les services que le père de cette infortunée a rendus [582] à Rome? ni les ennemis qu'il a vaincus [582], ni les blessures qu'il en a reçues [605], ni les combats où sa vaillance s'es}: signalée [587], ni enfin les récompenses honorables que lui ont values [606] ses exploits.

Virginie, debout et tremblante [576], attend, dans les angoisses de la mort, le destin qui lui est réservé [580]. Cependant un cri de joie lui échappe: elle a reconnu [582] la voix de son père. A peine avait-il été informé de la résolution qu'Àppius avait formée [601] de réduire sa fille à l'esclavage, qu'il avait quitté [582] l'armée pour voler à son secours. Comment peindre l'inquiétude qui s'était emparée [588] de ses esprits, et la force d'ame qu'il lui avait fallu [592] pour ne pointsuccomber àla douleur qui déchirait son cœur! Enfin il arrive, et aussitôt la foule s'est empressée [588] de le laisser passer. Asa vue, le tyran frissonne; sesveux sont baissés [580], étonné lui-même de la honte qu'il a sentie [595] rougir son front criminel; mais bientôt une apparente tranquillité a succédé [582] à la crainte qui s'était montrée [587] un moment sur son visage. « Que veux-tu? » dit-il d'un air assuré. — « 31a fille, répond ce père malheureux, celle que les Dieux ont faite [582] l'unique soutien de ma vieillesse. » A ces mots il s'approche de Virginie , et leurs âmes sont confondues [580] dans les embrassemen's et dans les sanglots. «Licteurs, s'écrie le décemvir, que cette esclave soit livrée [580] à son maître. » Virginie, éperdue de douleur, est tombée [580] presque inanimée [578] sur le sein de Virginius. Ce malheureux père entraîne sa fille loin de la foule, sous prétexte de lui adresser un dernier adieu, et lui plonge dans le cœur une arme meurtrière que le hasard avait fait [598] tomber sous sa main.

. %•* « W»W(VVIW<

Page 1